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Fpi: Affi fait des révélations sur son agression au obsèques de maman Gbagbo

affi seul

Affi N’guessan multiplie les rencontres avec ses militants. Ce mercredi 25 février, Il a échangé, à sa résidence de Riviera-M’Badon, avec les jeunes de Sankadiokro, village situé à 15 km d’Abengourou dans la sous-préfecture d’Ebilassoukro.

Devant ces militants, le président du Fpi a dit ”sa part de vérité” dans la crise interne du parti, avant de mentionner tous les efforts entrepris, depuis plusieurs mois, pour que la paix revienne. L’ex-Premier ministre a également saisi l’occasion pour faire des révélations sur son ”agression” aux obsèques de Gado Marguerite, la mère de Laurent Gbagbo, inhumée, le samedi 7 février, à Blouzon, dans la sous-préfecture de Gagnoa.

S’exprimant sur ce sujet pour la première fois en public, Affi indique avoir frôlé la mort à cause de « la méchanceté » de ses adversaires. « A la mort de notre mère à tous, en tant que président du Fpi, j’avais le devoir d’être présent à toutes les étapes. Normalement, quand il y a un décès, tous les enfants du défunt ont le devoir de se retrouver. Mais, aux obsèques de la mère de Laurent Gbagbo, mes adversaires ont exprimé leur méchanceté. Non seulement ils m’ont fait des difficultés à Yopougon mais surtout à Gagnoa, ils ont fait tout ce qu’il faut pour me créer des problèmes. J’ai frôlé la mort », a-t-il révélé, dans un silence de cathédrale. Poursuivant son récit, il a regretté que les organisateurs ne l’aient pas appelé ou même appelé un de ses proches pour se renseigner sur son état de santé, à leur retour sur Abidjan. « Il y a trop de méchancetés dans leur démarche. Si, par malheur, ils gagnent le combat, le Fpi n’aura pas d’avenir », a-t-il ajouté.

L’arrestation du Dr Assoa Adou, fils de Sankadiokro, a également été au cœur des échanges. Les parents de l’ancien ministre de la Construction et de l’Urbanisme sous Laurent Gbagbo, disent-ils, sont venus s’informer de la situation. Accusé par ses adversaires d’être le responsable de l’emprisonnement du directeur de campagne de Laurent Gbagbo, candidat à la présidence du Front populaire ivoirien (Fpi), Affi N’guessan n’a pas mâché ses mots. « Je n’ai rien à voir dans l’arrestation d’Adou. Les raisons de son arrestation ont été expliquées par le gouvernement qui, à aucun moment, n’a cité mon nom », a-t-il expliqué. « Ce que je peux faire pour qu’il soit libéré, c’est le même combat que je fais pour les autres. Je fais mon devoir sans amertume. Si j’étais quelqu’un de rancunier, je n’allais jamais discuter. J’essaie de positiver ma situation », a-t-il poursuivi. A l’endroit de ses adversaires, l’orateur prône la non violence et une culture politique dans les actions. « Les frondeurs sont prêts à tout casser. L’œuvre de Gbagbo est menacée, alors je ne vais pas lâcher. Il n’y a rien en face.Depuis que je suis sorti de prison, je me suis jeté sur le terrain pour vaincre la peur. J’ai engagé une démarche et progressivement, le parti est en train de se relever. Mais, avec les mauvaises idées de mes adversaires, le parti est bloqué. Si le Fpi ne va pas aux élections, il sera absent du débat politique », a encore développé Affi.

A une question sur ses rapports actuels avec Simone Gbagbo, l’orateur a répondu que leurs rapports sont au beau-fixe, rappelant son initiative de la rencontrer alors qu’elle était encore en détention à Odienné. Maintenant qu’elle est à Abidjan, le président du Fpi a indiqué qu’une demande a été faite dans ce sens en direction d’une de ses sœurs et qu’il attend la réponse. « Je fais ce que je peux. Je le ferai dans les mêmes conditions, puisque je me suis engagé au Fpi », a déclaré le président du Fpi. Satisfaits des échanges, les jeunes du village du ministre Assoa Adou ont rejoint Sankadiokro, le mercredi 25 février, dans la soirée. « Tout ce que le président Affi a dit est vrai. Et comme Dieu aime la vérité, nous l’accompagnerons dans ses actions, celles de libérer Laurent Gbagbo, Assoa Adou et tous les autres prisonniers », a déclaré, avant leur départ, Ehui Assalé Pascal, porte-parole des jeunes de Sankadiokro. « Nous allons porter le message du président du Fpi au village afin que nos parents soient rassurés », a ajouté M. Ehui.

L’inter

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