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Santé mondiale : Cette nouvelle souche de la variole du singe qui inquiète l’OMS et l’Union africaine

L’épidémie de variole du singe, désormais connue sous le nom de Mpox, suscite une vive inquiétude tant en Afrique qu’à travers plusieurs pays dans le monde.
Depuis le début de l’année 2024, 2 030 cas ont été confirmés et 13 décès ont été recensés, principalement en République démocratique du Congo (RDC), mais également dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Kenya, et l’Ouganda. La situation est d’autant plus préoccupante que la plupart des cas sont liés à une nouvelle souche plus virulente, baptisée Clade 1b, apparue en septembre 2023.

Une situation alarmante selon les experts
Face à cette situation alarmante, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a convoqué un comité d’urgence le 7 août. L’objectif est de déterminer si cette épidémie doit être classée comme une « urgence de santé publique de portée internationale », un statut réservé aux crises sanitaires majeures. Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS, a souligné que la priorité est d’interrompre rapidement la transmission du virus pour éviter une propagation incontrôlée.

La variole du singe se transmet principalement par contact direct entre la peau et les muqueuses, et par voie sexuelle et le virus peut également se propager par des matériaux contaminés, par contact avec des animaux infectés ou via les fluides respiratoires d’une personne malade
De son côté, l’Union africaine (UA) a également réagi. Jean Kaseya, directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a annoncé le 8 août que l’organisation envisage de déclarer une urgence de santé publique à l’échelle du continent. Les chiffres sont en constante augmentation : la semaine précédente, 887 nouveaux cas et 5 décès avaient été signalés.

La RDC en tête de liste
L’épicentre de cette nouvelle vague de contamination se trouve dans l’est de la RDC, une région déjà déstabilisée par un conflit armé. C’est là que la Clade 1b, une mutation du virus initial, a été identifiée pour la première fois. La situation est rendue plus complexe par les déplacements massifs de populations fuyant les violences, ce qui favorise la propagation du virus. En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a pris des mesures drastiques pour limiter la contamination, notamment en interdisant la détention d’animaux sauvages vivants et la consommation de viande de brousse, souvent vecteurs du virus.

La variole du singe se transmet principalement par contact direct entre la peau et les muqueuses, et par voie sexuelle. Le virus peut également se propager par des matériaux contaminés, par contact avec des animaux infectés ou via les fluides respiratoires d’une personne malade. Si la plupart des individus infectés se rétablissent en deux à quatre semaines, les formes graves, notamment chez les personnes immunodéprimées, peuvent être mortelles. Un vaccin est disponible et offre une protection efficace dans 85 % des cas.

La réponse à cette épidémie nécessite une coopération internationale accrue, en particulier dans les zones les plus touchées. Les autorités sanitaires des pays concernés intensifient les campagnes de sensibilisation et renforcent les mesures de prévention pour endiguer la propagation de cette nouvelle souche particulièrement dangereuse du Mpox.

 

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