
La mission de la Banque Africaine de Développement s’est donc rendue compte, « de la caducité avec toutes ses conséquences juridiques des conventions, accords et des actes sans fondement légal », a expliqué le Ministère des Finances. Il rappelle, que la caducité de ces textes de loi, perturbe « l’optimisation de la collette des recettes et des dépenses publiques » en Centrafrique.
A titre de solution, il est suggéré au gouvernement Centrafricain, « de mettre en place une nouvelle structure de gestion des dépenses fiscales » dans le pays. Cette nouvelle structure, doit passer nécessairement, par l’élaboration d’une loi fixant « les conditions d’octroi, la nature et la portée des exonérations des régimes dérogatoires à la législation fiscale et douanière » en Centrafrique.
En parallèle, la Banque Africaine de Développement demande au gouvernement Centrafricain, « l’adoption d’un texte qui opérationnalise la séparation du rôle de payeur et celui de comptable tel que prescrit par le régime financier » en Centrafrique. Ce texte doit en même temps, interdire « la perception des recettes non fiscales par des agents non formés » en Centrafrique. Il doit aussi comporter, un système capable « de superposer l’acte d’émission au montant perçu ainsi qu’au montant versé sur le compte unique » du Trésor Public en Centrafrique.
Ces axes d’amélioration sont importants car, en Centrafrique, « les recettes non fiscales demeurent relativement bas par rapport aux recettes fiscales », a expliqué le Ministère des Finances. Celles-ci représentent « en moyenne 10 % de l’ensemble des ressources de l’Etat et 20 % des recettes fiscales pour un volume de 23 milliards en 2023 avec une prévision de 25,86 milliards en 2024 » en Centrafrique.
Il faut savoir, que les Experts de la Banque Africaine de Développement, ont travaillé sur « les dépenses fiscales et la collecte des recettes non fiscales » réalisées en 2021 en Centrafrique. Les travaux ont été exécutés par Yannick Kouogueng, consultant à la BAD. Et c’est le Directeur de cabinet du département des finances et du budget, Wamata Yambouka, qui a réceptionné ces recommandations au nom du Ministère des Finances en Centrafrique.


