
Ce mouvement visait à dénoncer l’impérialisme et à soutenir les transitions politiques menées par le général Abdourahmane Tiani (Niger), le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le colonel Assimi Goïta (Mali).
Organisée par des associations de la diaspora malienne en collaboration avec des influenceurs de renom, cette mobilisation a ouvert la voie toute une série de manifestations. Elle a montré une adhésion forte à la vision politique de l’AES et à la décision controversée de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Une riposte à une mobilisation opposée
Ce rassemblement du 18 janvier 2025, répondait à une manifestation organisée une semaine plus tôt (12 janvier) à la place de la Bastille, où seulement quelques dizaines de personnes s’étaient exprimées contre le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO. En contraste frappant, cette mobilisation pro-AES a rassemblé un nombre significativement plus important de participants, mettant en lumière un soutien populaire solide au sein de la diaspora.
Cette fois-ci, les organisateurs ont déclaré que l’objectif était non seulement de soutenir les chefs d’État de l’AES, mais également d’envoyer un message clair : « Les peuples du Sahel restent unis et déterminés à défendre leur souveraineté face aux pressions extérieures. »
Une mobilisation symbolique pour les leaders du Sahel
Les participants ont vivement applaudi les politiques des trois dirigeants. « Nous sommes ici pour dire que nous croyons en la vision de nos chefs d’État. Ils redonnent espoir à nos peuples », a déclaré un membre de la diaspora burkinabè. Des discours enflammés ont salué le courage des dirigeants de l’AES pour leur volonté de rompre avec des alliances jugées contre-productives.
Cette action symbolique s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques accrues dans la région sahélienne, où les questions de souveraineté et d’indépendance économique occupent le devant de la scène.
Le rassemblement parisien a également montré l’importance du rôle de la diaspora dans le soutien aux transitions politiques. En se mobilisant massivement, elle a prouvé qu’elle reste un acteur clé dans la défense des intérêts de l’AES à l’international.


