
Ce cessez-le-feu, qualifié de « provisoire » par Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a été salué par plusieurs dirigeants internationaux, dont le président américain Joe Biden, qui y voit une opportunité de transformation profonde pour la région.
Premières libérations d’otages et prisonniers
Conformément à l’accord, 33 otages israéliens doivent être libérés en échange de 737 prisonniers palestiniens au cours d’une première phase étalée sur six semaines. Ce dimanche, trois otages israéliennes ont été remises au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et transférées à l’armée israélienne. Selon un communiqué militaire israélien, elles passeront un examen médical dès leur arrivée en territoire israélien.
Ce processus complexe s’accompagne d’étapes délicates : des négociations pour libérer les otages restants suivront, avant une phase de reconstruction de Gaza et la restitution des corps des otages morts en captivité. Chaque phase pourrait être interrompue en cas de désaccord, soulignent des analystes.
Une paix incertaine
Benyamin Netanyahu a rappelé samedi soir que ce cessez-le-feu restait temporaire. « Israël se réserve le droit de reprendre la guerre si besoin et avec le soutien des États-Unis », a-t-il affirmé dans un discours télévisé. Cette position est appuyée par le conseiller à la sécurité nationale américain Mike Waltz, qui a déclaré que « le Hamas ne gouvernera jamais Gaza ».
Ahmed Ouihmane, du Groupement d’action nationale pour la Palestine, a accueilli la nouvelle avec prudence : « Ce cessez-le-feu doit mettre fin aux souffrances des Palestiniens, mais nous restons vigilants face aux crimes de l’entité d’occupation. »
De son côté, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, a souligné que cet accord devait ouvrir la voie à une paix durable. « Nous espérons que cela conduira à des négociations sérieuses et à une paix juste pour les deux peuples, afin qu’aucun autre cessez-le-feu ne soit nécessaire », a-t-il écrit sur X.
Macron réagit, des mouvements au Maroc
Le président français Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de « restaurer une gouvernance palestinienne à Gaza », en impliquant pleinement l’Autorité palestinienne. Il a également réaffirmé que l’avenir de Gaza devait s’inscrire dans celui d’un futur État palestinien, tout en veillant à éviter de nouveaux massacres comme ceux du 7 octobre.
Au Maroc, où la cause palestinienne est profondément enracinée, le cessez-le-feu a suscité une réaction mitigée. Ahmed Ouihmane, du Groupement d’action nationale pour la Palestine, a accueilli la nouvelle avec prudence : « Ce cessez-le-feu doit mettre fin aux souffrances des Palestiniens, mais nous restons vigilants face aux crimes de l’entité d’occupation. »
La libération des otages et l’entrée de l’aide humanitaire constituent des avancées importantes, mais les incertitudes demeurent quant à la durabilité de ce cessez-le-feu et à l’éventualité d’une paix à long terme entre Israël et le Hamas.


