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RDC : Le 2 février 2022, plus de soixante réfugiés massacrés à Plaine Savo

La République démocratique du Congo (RDC) a été une nouvelle fois secouée par la violence. Jour de douloureux souvenir, le 2 février 2022, plus de soixante réfugiés ont été massacrés à Plaine Savo, dans la province de l’Ituri, par des insurgés de la CODECO (Coopérative pour le développement du Congo). Ce massacre rappelle l’urgence de trouver des solutions durables pour mettre fin aux conflits qui ravagent la région.

Les attaques en RDC ont eu lieu dans un camp de réfugiés, où des familles déplacées par les violences avaient trouvé refuge. Selon des témoins, les assaillants, identifiés comme des membres de la CODECO, ont lancé une attaque brutale et coordonnée. « Ils sont arrivés en pleine nuit, armés de machettes et d’armes à feu. Nous n’avions aucune chance de nous défendre », raconte un survivant. Les victimes, principalement des femmes et des enfants, ont été tuées dans des conditions atroces.

La CODECO, un groupe armé redouté
La CODECO, une milice principalement composée de membres de l’ethnie Lendu, est active dans la région de l’Ituri depuis plusieurs années. Le groupe est responsable de nombreux massacres et attaques contre des civils, souvent dans le cadre de conflits intercommunautaires. « La CODECO profite de l’instabilité pour semer la terreur et renforcer son emprise sur la région », explique un analyste des conflits en RDC. Les motivations du groupe restent floues, mêlant revendications ethniques, économiques et politiques.

La province de l’Ituri, riche en ressources naturelles, est l’une des régions les plus instables de la RDC. Les conflits armés y sont fréquents, opposant divers groupes ethniques et milices pour le contrôle des terres et des mines. « Cette région est un véritable champ de bataille, où les civils paient le prix fort », déplore un représentant d’une ONG locale. Le massacre de Plaine Savo souligne l’incapacité des autorités à protéger les populations vulnérables.

Face à cette tragédie, les réactions n’ont pas tardé. Le gouvernement congolais a condamné l’attaque et promis une enquête. « Nous ne pouvons pas rester indifférents face à de tels actes de barbarie. Les responsables doivent être traduits en justice », a déclaré un porte-parole du gouvernement. Les Nations unies et plusieurs ONG ont également appelé à une intervention urgente pour protéger les civils et mettre fin à l’impunité.

A Goma, au moins 700 personnes ont été tuées et 2 800 blessées lors des combats pour le contrôle de la ville de Goma entre dimanche et jeudi, a indiqué vendredi 31 janvier 2025Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU. estimant que ces chiffres « devraient augmenter.

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