
Cet incident est survenu suite à un recensement des agents en service actif, initié pour le paiement des arriérés de salaires datant d’août 2024. Face à cette situation alarmante, le président Mahama a mandaté le Bureau national d’investigation pour examiner minutieusement la gestion de l’Autorité du Service National sous l’administration précédente.
L’objectif est de comprendre les mécanismes ayant permis l’inscription de ces “employés fantômes” et de mettre en place des mesures préventives pour éviter de telles irrégularités à l’avenir.
Des chiffres révélateurs d’une gestion défaillante
Le ministère des Finances a récemment débloqué 226 millions de cédis ghanéens (environ 14,6 millions de dollars) pour régler les arriérés de salaires de 98 145 agents effectivement en poste. Ce chiffre est nettement inférieur aux 180 030 noms initialement inscrits sur les listes de paie, suggérant l’existence de 81 885 fonctionnaires fictifs.
La nouvelle direction de l’Autorité du Service National a été chargée de mettre en œuvre des réformes urgentes pour renforcer les contrôles internes et prévenir de telles dérives à l’avenir.
Cette situation met en lumière des failles significatives dans le système de gestion des ressources humaines de la fonction publique ghanéenne. Les fonds publics destinés aux salaires auraient pu être détournés au profit de ces entités fictives, exacerbant les défis économiques actuels du pays.
Une volonté politique de réforme et de transparence
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le président Mahama s’est engagé à lutter contre la corruption endémique et à instaurer une gouvernance transparente. Cette découverte renforce sa détermination à assainir les finances publiques et à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions étatiques.
En réponse, la nouvelle direction de l’Autorité du Service National a été chargée de mettre en œuvre des réformes urgentes pour renforcer les contrôles internes et prévenir de telles dérives à l’avenir. Ces mesures visent à garantir une gestion rigoureuse et transparente des fonds publics, essentielle pour le redressement économique du Ghana.


