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Intelligence artificielle et e-gouvernance : la Côte d’Ivoire présente son plan d’action

La Côte d’Ivoire a franchi, ce 13 mars 2025, une étape décisive dans sa transformation numérique avec la restitution des Stratégies Nationales de l’Intelligence Artificielle (SNIA) et de la Gouvernance des Données (SNGD), ainsi que le lancement du Projet d’Appui au Renforcement de l’Administration Électronique (PARAE).

C’était lors d’une double cérémonie, placée sous le haut patronage du Premier Ministre Robert Beugré Mambé et la présidence du Ministre Kalil Konaté, qui s’est tenue au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire en présence de membres du gouvernement, de représentants d’institutions internationales comme l’UNESCO et la BAD, ainsi que d’experts du numérique.

L’IA et la gouvernance des données, leviers du développement
Face aux mutations technologiques, la Côte d’Ivoire entend se positionner comme un acteur clé du numérique en Afrique. La SNIA et la SNGD, élaborées après une large consultation impliquant plus de 60 institutions et 1 200 experts, visent à faire de l’intelligence artificielle un moteur de croissance dans des secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation, l’agriculture et la finance.

Le Premier Ministre Robert Beugré Mambé Le Premier Ministre Robert Beugré Mambé. (Ph:Dr)
« Cette cérémonie marque un jalon important dans notre démarche dynamique et consciencieuse pour la transformation numérique et digitale dans notre belle Côte d’Ivoire, à l’ère de la quatrième révolution industrielle marquée par des technologies émergentes dont l’Intelligence Artificielle », a souligné le Premier ministre, Robert Beugré Mambé. Il a réaffirmé l’ambition du gouvernement de doubler la contribution du numérique au PIB d’ici 2030 et de faire de la Côte d’Ivoire un hub numérique dans la sous-région.

En parallèle, la gouvernance des données est un enjeu majeur pour garantir la souveraineté numérique du pays. La SNGD vise à établir un cadre réglementaire robuste pour protéger et valoriser les données publiques et privées, tout en facilitant leur exploitation par les entreprises et institutions.

Le PARAE, un projet pour moderniser l’administration
Le lancement du Projet d’Appui au Renforcement de l’Administration Électronique (PARAE) marque une avancée significative vers une administration plus efficiente et accessible. Financé à 80% par la BAD, ce programme ambitionne de digitaliser les services publics afin de réduire les délais et coûts administratifs, tout en améliorant la transparence et la qualité des prestations.

Le ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation, Kalil Konaté. Le ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation, Kalil Konaté.
« Le PARAE s’inscrit dans la vision du gouvernement de faire de la Côte d’Ivoire un leader en matière de gouvernance numérique. Il marque une avancée significative dans notre ambition de moderniser l’administration publique », a déclaré le ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation, Kalil Konaté. Il a précisé que les principaux bénéficiaires de ce projet seront les citoyens et les entreprises, qui verront leurs interactions avec l’État simplifiées et accélérées.

Le projet repose sur trois axes stratégiques. D’abord, le développement des infrastructures numériques, avec la création d’un Réseau Intégré de l’Administration (RIA) et d’un centre national de données publiques. Ensuite, la mise en place d’e-services et d’une plateforme d’interopérabilité pour faciliter les échanges entre administrations. Enfin, un volet d’accompagnement comprenant l’appui à la régulation des données et le renforcement de la gouvernance numérique.

Une transformation numérique inclusive et durable
Le Premier ministre a insisté sur l’importance du numérique comme levier de développement économique et social. « Le secteur du numérique doit également être un facteur d’inclusion sociale et de réduction des inégalités, en facilitant l’accès aux services essentiels, en créant des opportunités d’emploi et en soutenant l’innovation et les startups », a-t-il affirmé.

Au-delà de l’aspect économique, cette transformation vise aussi à préserver la culture et l’identité nationale. « Notre souveraineté numérique devra contribuer à la valorisation de nos langues locales et de nos cultures », a ajouté Robert Beugré Mambé, appelant chaque citoyen à s’approprier cette révolution technologique.

 

 

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