04302026Headline:

Syrie/ Transition : La légitimité du nouveau gouvernement du HTC rejetée


Dos au mur, Damas faiblit ! La Transition post-Bachar Al-Assad entre dans sa phase de turbulence avec cette volteface du camp Kurde. L’administration autonome kurde du nord et du nord-est de la Syrie a officiellement rejeté, dimanche 30 mars, la légitimité du gouvernement mis en place par la coalition islamiste ayant renversé Bachar al-Assad à Damas.
Dans un communiqué publié peu après l’annonce de cette nouvelle administration, les Kurdes ont affirmé qu’ils ne reconnaîtraient pas les décisions prises par ce gouvernement Ahmad Al-Chareh, jugé non représentatif de la diversité syrienne.

Un refus de coopération
« Tout gouvernement qui ne reflète pas la diversité et la pluralité du pays ne pourra assurer une gestion saine de la Syrie », a déclaré l’administration kurde dans son communiqué. « Par conséquent, nous ne nous considérons pas concernés par l’application ou l’exécution des décisions émanant de ce gouvernement ».

D’autres factions et acteurs politiques ont également exprimé leurs réserves quant à la capacité de ce gouvernement à assurer la stabilité et l’unité de la Syrie post-Assad.
Les forces kurdes, qui contrôlent de vastes régions du nord du pays, ont été un acteur clé de la lutte contre l’organisation État islamique (EI) en Syrie. Depuis plusieurs années, elles ont établi une administration autonome qui fonctionne indépendamment du pouvoir central syrien, avec ses propres institutions et forces de sécurité.

Un gouvernement jugé illégitime
La formation du nouveau gouvernement par la coalition islamiste engendre le bouleversement politique que traverse la Syrie. Toutefois, les Kurdes considèrent que ce gouvernement ne prend pas en compte les réalités ethniques et politiques du pays. D’autres factions et acteurs politiques ont également exprimé leurs réserves quant à la capacité de ce gouvernement à assurer la stabilité et l’unité de la Syrie post-Assad.

Le refus de l’administration kurde de coopérer avec le nouveau gouvernement pourrait compliquer les efforts de stabilisation et de reconstruction du pays. La Syrie qui tente de se reconstruire après plus d’une décennie de conflit, le clivage entre l’administration autonome kurde et le gouvernement central demeure une épine dorsale pour l’avenir du pays.

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