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Corée du Sud : les pires incendies jamais enregistrés 48 000 hectares de terrain ravagés


Le dimanche 30 mars, les autorités sud-coréennes ont indiqué que la police enquêtait sur un homme suspecté d’avoir déclenché les feux de forêt les plus meurtriers de l’histoire de la Corée du Sud, dans le sud-est du pays.
En Corée du Sud, plus d’une dizaine de foyers, alimentés par des vents forts et des conditions sèches, ont ravagé quelque 48 000 hectares de terrain depuis le week-end dernier, avec un bilan de trente morts, soit les pires incendies jamais enregistrés dans le pays, aussi bien en terme de surface concernée que de bilan humain, selon le ministère de l’Intérieur.

🔥🚒Feux de forêt] Point sur la situation (article mis à jour régulièrement) • Pignans

Les flammes ont également détruit plusieurs sites historiques tels que le complexe du temple de Gounsa à Uiseong, dont la construction remonterait au VIIe siècle. Les enquêteurs suspectent un homme de 56 ans, qui pourrait avoir provoqué la catastrophe, le 22 mars, alors qu’il s’occupait de la tombe de ses grand-parents, dans le district d’Uiseong, le plus touché avec 12 800 hectares partis en fumée.

Plus d’un mois de recherches
La police a pris contact samedi avec le quinquagénaire, « sans (le placer en) détention », a déclaré à l’AFP un responsable de l’autorité dans la province de Gyeongbuk. Les enquêteurs le convoqueront pour interrogatoire une fois les recherches sur le site présumé du départ de feu terminées, ce qui pourrait prendre plus d’un mois, a prévenu la police.

Selon l’agence Yonhap, la fille du suspect a expliqué aux enquêteurs que son père avait tenté de brûler avec un briquet des branches qui pendaient au-dessus des tombes. Les braises « ont été transportées par le vent et ont fini par allumer un feu de forêt », a-t-elle relaté, de même source. La police n’a pas souhaité confirmer ces précisions auprès de l’AFP, gardant secrètes les identités du père et de la fille.

L’année la plus chaude
La hausse des températures, la multiplication des canicules et la baisse des volumes de précipitations sont autant de facteurs, associés au réchauffement climatique, qui peuvent favoriser les départs d’incendies et leur progression. Les niveaux de pluies dans la région sinistrée étaient en dessous de la moyenne depuis des mois, alors que la Corée du Sud sortait de son année la plus chaude depuis le début des relevés.

Il ne reste quasiment plus rien du petit village de Myeong jin-i
Les maisons sont éventrées, les garde-manger carbonisés. Il ne reste presque plus rien du petit village fermier de Myeong jin-i, écrit notre correspondante en Corée du Sud, Camille Ruiz. Seulement une odeur de brûlé, et de plastique fondu. Quelques habitants sont venus constater les dégâts pour en parler aux autorités. Une femme nettoie la suie du manteau de son mari, qui prend les décombres en photo.

Un autre villageois déambule à travers les débris de ce qui était sa maison. Le verre de ses fenêtres craque sous ses pieds. Les tôles qui formaient le toit sont éparpillées au sol. En fouillant un tas de cendres, il retrouve les os de ses poules, qui, elles, ont été piégées par le feu.

Alors, par miracle, certaines terres ont été épargnées. Un peu plus loin, on peut voir trois hommes travailler, pulvériser des herbicides sur leurs jeunes pousses d’oignons. Ils retourneront ce soir au gymnase de la ville d’Andong, transformé en abri provisoire. À l’entrée du village, un arbre de 600 ans considéré comme une sorte de gardien, tient encore debout malgré son écorce noircie.

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