Le ton est maintenant martial et la menace qui s’en suit, se précise. 30 mars 2025. Donald Trump a averti l’Iran qu’il y aura « grabuges ». Ce seront des bombardements jamais vus auparavant si d’aventure Téhéran refusait de signer un nouvel accord nucléaire. Un ultimatum de deux mois a été fixé, avec en ligne de mire une frappe massive contre les installations nucléaires iraniennes.
En réponse, le guide suprême Ali Khamenei a promis une frappe ferme de représailles, tandis qu’un commandant des Gardiens de la révolution ironisait : « Les Américains sont dans une maison de verre. Il ne fait pas bon y lancer des pierres. »
Les deux camps affûtent leurs armes. Les États-Unis ont déployé quatre bombardiers B-2 (capables de transporter des ogives nucléaires) sur la base de Diego Garcia, dans l’océan Indien.
Trump prépare la guerre
Le Pentagone prévoit aussi l’envoi d’un second porte-avions au Moyen-Orient et des systèmes antiaériens pour parer aux représailles des rebelles houthis au Yémen. Côté iranien, Téhéran a dévoilé fin mars des vidéos de milliers de missiles stockés dans des tunnels souterrains. « Ces projectiles sont prêts à être lancés depuis des sites disséminés partout dans le pays », affirme le Tehran Times, proche du pouvoir. Une démonstration de force destinée à dissuader Washington.
L’« axe de la résistance » mené par l’Iran se mobilise. Le Hamas a appelé le 31 mars « quiconque peut porter les armes à passer à l’action », rompant avec sa tradition de retenue hors de Gaza. Les Houthis multiplient les tirs de missiles vers Israël, et au Liban, des roquettes non revendiquées visent l’État hébreu. L’Iran utilise ses proxies pour maintenir la pression avant d’éventuelles négociations.
Malgré les menaces, Donald Trump privilégierait encore la voie diplomatique. Il a déjà utilisé cette rhétorique avec la Corée du Nord avant de rencontrer Kim Jong Un. Ça ne signifie pas forcément une guerre. Khamenei, lui, se dit « pas trop préoccupé » et refuse tout dialogue direct sous la menace. Des pourparlers indirects via Oman sont évoqués, mais sans avancée concrète.
Alliés réticents : L’Arabie saoudite et les Émirats freinent des quatre fers
Un obstacle de taille pourrait contrarier Trump : selon la chaîne i24, l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït auraient assuré à Téhéran qu’ils interdiraient l’usage de leurs bases pour frapper l’Iran. Une hypothèque sérieuse pour une opération militaire, alors que Trump a annoncé une tournée dans ces pays en mai, sans inclure Israël. C’est un signal fort : même ses alliés sunnites redoutent une escalade.



