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Affaire ‘’Des coupeurs de route en pleine ville de Daloa’’ : Il s’agissait d’un motocycliste agressé par des individus embusqués

En voulant relayer l’agression d’un motocycliste survenue dans la nuit du jeudi 3 avril 2025, à Daloa, l’administrateur d’une plateforme a fait croire que des coupeurs de route opéraient désormais en pleine ville. Il n’en fallait pas plus pour mettre les forces de défense et de sécurité de la Région du Haut Sassandra qui crient au sabotage de leur travail.
La tension est montée d’un cran à Daloa, après la publication controversée d’une plateforme numérique locale faisant état de la présence de « coupeurs de route en pleine ville ». Une affirmation jugée alarmiste et infondée par les forces de défense et de sécurité (FDS), qui crient au sabotage de leur travail et appellent à la responsabilité des administrateurs de plateformes d’information.

Un motocycliste surpris par des individus embusqués
Tout est parti d’un incident survenu dans la nuit du jeudi 3 avril 2025, sur la route du collège Diéty de Daloa. Un motocycliste, surpris par des individus embusqués dans l’obscurité, a été agressé et délesté de sa moto. Très vite, l’affaire a été relayée sur une plateforme locale, qui a parlé d’un nouveau mode opératoire de coupeurs de route opérant désormais dans la ville même, et non plus en périphérie ou sur les grands axes.

Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire des forces de l’ordre de la région du Haut-Sassandra. Ces dernières, par la voix d’une source sécuritaire, ont vivement dénoncé une tentative de ternir l’image de leur travail sur le terrain. « Lorsque nous avons été informés de l’agression, une équipe a été immédiatement dépêchée pour sécuriser la zone. Une enquête a été ouverte et suit son cours. Nous sommes activement à la recherche des auteurs de cette agression », a confié notre source.

Nous travaillons jour et nuit pour sécuriser la ville et ses environs
Pour les FDS, l’usage du terme « coupeurs de route » est exagéré et de nature à semer la panique au sein de la population. « Il faut que les gens arrêtent de faire peur à la population. Nous travaillons jour et nuit pour sécuriser la ville et ses environs. Ce genre de publication est non seulement mensongère, mais aussi préjudiciable à l’autorité de l’État », martèle la même source.

Les forces de sécurité mettent donc en garde les auteurs de telles publications qu’elles jugent irresponsables. « Celui ou celle que nous allons interpeller fera l’objet d’une poursuite judiciaire », avertissent-elles. Un message clair à l’endroit des administrateurs de plateformes d’informations sur les réseaux sociaux, invités à vérifier les faits avant diffusion.

La question de la régulation des informations sur les réseaux sociaux
Cette affaire remet sur la table la question de la régulation de l’information sur les réseaux sociaux et des conséquences possibles d’une communication non maîtrisée en contexte sécuritaire sensible. En effet, dans une ville comme Daloa, déjà marquée par plusieurs faits divers liés à la criminalité urbaine, la moindre rumeur peut vite engendrer un climat de peur et de méfiance entre population et autorités.

Les FDS appellent donc les habitants de Daloa à faire preuve de retenue et à coopérer davantage avec les autorités en signalant tout mouvement suspect. « La sécurité est une affaire de tous. Nous avons besoin de l’appui des populations pour éradiquer ce genre d’actes », rappellent-elles.

En attendant les résultats de l’enquête en cours, les forces de l’ordre assurent que toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité dans la ville. L’affaire de l’agression du motocycliste continue de faire couler beaucoup d’encre, mais elle met surtout en lumière les tensions croissantes entre information citoyenne et autorité sécuritaire.

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