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Nigéria : 227 morts en 4 mois dans le Nord-Est, les GAT se remobilisent

Entre janvier et avril 2025, pas moins de 26 attaques terroristes ont endeuillé les États nigérians de Borno, Adamawa et Yobe, causant la mort d’au moins 227 personnes. C’est ce que révèle un rapport publié le 3 mai. Le gouvernement fédéral semble confiant pendant que la situation sécuritaire sur le terrain continue de se détériorer.

Les attaques ont principalement été menées par les groupes jihadistes Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), qui continuent de semer la terreur dans cette région du pays. Ces groupes armés terroristes (GAT) n’ont pas seulement ciblé des populations civiles, mais également des infrastructures militaires.

Les agriculteurs et les pêcheurs paient le plus lourd tribut
Selon le rapport, au moins six bases militaires ont été attaquées. Des soldats ont trouvé la mort dans ces assauts, dont un commandant et un capitaine. Plusieurs policiers figurent également parmi les victimes. Du côté des insurgés, des pertes humaines ont aussi été enregistrées, bien que leur nombre exact reste flou.

Plusieurs attaques récentes montrent que les insurgés conservent une capacité d’organisation militaire et logistique. Au-delà des pertes humaines, ces violences compromettent sérieusement le développement économique de la région.
Les civils restent les principales victimes de ces attaques. Près de 100 des personnes tuées étaient des agriculteurs ou des pêcheurs, pris pour cibles dans des villages isolés ou en plein travail dans les champs et les cours d’eau. Ces professions sont devenues particulièrement vulnérables, notamment à cause de leur exposition en zones rurales peu sécurisées.

Le gouvernement fédéral continue d’affirmer que les groupes terroristes sont en perte de vitesse, mais, la réalité dans les États du Nord-Est semble contredire ces propos. Plusieurs attaques récentes montrent que les insurgés conservent une capacité d’organisation militaire et logistique. Au-delà des pertes humaines, ces violences compromettent sérieusement le développement économique de la région. L’agriculture et la pêche, qui constituent les principales sources de revenus des habitants, sont désormais menacées.

 

 

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