
Remis en liberté 72 heures plus tard, le Directeur général, dont l’identité n’a pas été révélée dans la communication officielle, avait pourtant pris des mesures conservatoires pour préserver l’intégrité juridique et la régularité des opérations.
Un groupe d’individus surgit
Mais c’était sans compter sur un groupe d’individus, se réclamant des instances dirigeantes de la Matca, qui a surgi dès le lendemain de l’interpellation. Ces derniers ont pénétré le siège de la mutuelle et ont procédé unilatéralement à la dissolution du Conseil d’Administration. Dans la foulée, ils ont également déclaré caducs l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés coopératives ainsi que les statuts propres à la Matca.
Depuis lors, cette équipe de fait prend des décisions engageant l’organisation, au mépris des règles en vigueur. Elle a notamment commencé à émettre des polices d’assurance, en dépit de la fermeture temporaire des agences ordonnée par le Directeur général initial, dans une démarche visant à sécuriser juridiquement la structure.
Face à cette situation préoccupante, le Président du Conseil d’Administration légitime de la Matca, Fama Touré, a entrepris une série de démarches officielles
Face à cette situation préoccupante, le Président du Conseil d’Administration légitime de la Matca, Fama Touré, a entrepris une série de démarches officielles. Dans un courrier adressé au Premier ministre, enregistré sous le numéro 2585 du 2 mai 2025, il sollicite une intervention d’urgence du gouvernement ivoirien. Des courriers similaires ont été envoyés le même jour au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, au ministère des Transports, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi qu’au ministère des Finances et du Budget.
Les autorités appelées à une réaction ‘’prompte et ferme’’
Dans ces correspondances, le Conseil d’Administration appelle les autorités à « une réaction prompte et ferme » pour restaurer la légalité au sein de la mutuelle. Il insiste sur la nécessité de faire respecter les textes régissant les mutuelles d’assurance, notamment les normes imposées par la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA).
« En notre qualité de Conseil d’Administration de la Matca, nous vous prions instamment de bien vouloir intervenir en urgence, afin que force reste à la loi et que la Matca retrouve un fonctionnement conforme aux dispositions statutaires et réglementaires la régissant », écrit Fama Touré.


