
À Abidjan, ce déjeuner engagé a réuni des femmes leaders autour de l’éducation et de l’autonomisation. Des femmes aux parcours distingués sont venues partager leurs expériences, s’encourager mutuellement et partager des initiatives qui changent les trajectoires, notamment celles des jeunes filles. Cas de la Fondation Rayess « Lis-moi un avenir ».
Le déjeuner de la solidarité féminine
Ce rendez-vous a permis à une vingtaine de participantes de discuter librement, dans un cadre bienveillant, de sujets allant de l’alphabétisation à l’entrepreneuriat, en passant par la formation continue. Plus qu’un simple repas, il s’agissait d’un véritable espace d’échanges et de construction collective, où la parole des femmes était au centre.
La présence de S.E. Madame Magida Karaki, Chargée d’Affaires de l’Ambassade du Liban en Côte d’Ivoire, et de Serge Akl, Directeur Général de la Chambre, a renforcé la portée institutionnelle de ce moment. Tous deux ont exprimé leur soutien aux initiatives concrètes en faveur du leadership féminin, affirmant que le développement durable ne peut se faire sans l’éducation des filles et l’implication des femmes à tous les niveaux.
Kenza Rayess : La force tranquille derrière « Lis-moi un avenir »
Parmi les interventions à ce déjeuner, celle de Kenza Rayess, présidente de la fondation « Lis-moi un avenir », a touché l’assemblée. Avec conviction et humilité, elle a présenté les combats que mène sa fondation au quotidien dans les domaines de l’alphabétisation, de la formation et de l’autonomisation des jeunes filles dans les zones défavorisées.
« Être instruit, c’est être libre », martèle-t-elle, en citant la devise de sa fondation. Pour Kenza Rayess, l’accès au savoir est la première étape vers l’indépendance, la confiance en soi et la possibilité de rêver plus grand.
La fondation œuvre notamment à travers des programmes de lecture, des ateliers éducatifs et des parcours de formation destinés aux jeunes filles exclues du système scolaire classique. Son engagement a été chaleureusement salué par la CCILCI, qui a tenu à valoriser l’impact positif de ces actions sur les communautés locales. Mieux encore, l’entreprise RMO, membre actif de la Chambre, a annoncé son soutien direct à la fondation à travers des projets de formation professionnelle à venir.
Une initiative ancrée dans la vision RSE de la Chambre
Ce déjeuner n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans une démarche plus globale de la CCILCI, qui place la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au cœur de sa stratégie. En soutenant des actions concrètes comme celles portées par « Lis-moi un avenir », la Chambre réaffirme sa volonté de jouer un rôle actif dans le développement d’une société plus inclusive et équitable.
La Commission Femmes Entrepreneurs, créée pour encourager l’entrepreneuriat féminin, multiplie ainsi les occasions de mettre en lumière celles qui, souvent dans l’ombre, font bouger les lignes. Le soutien à l’éducation des filles, en particulier, est identifié comme un levier majeur d’émancipation, d’inclusion économique et de stabilité sociale.
Des récits puissants pour inspirer l’avenir
Ce moment de sororité et de reconnaissance a aussi permis de faire émerger des récits nouveaux, portés par des femmes qui osent, qui innovent et qui refusent le statu quo. Loin des discours abstraits, ce sont des actions de terrain, des réussites silencieuses mais puissantes, qui ont été partagées et valorisées.
À travers cette rencontre, la CCILCI démontre qu’en soutenant des femmes engagées, elle participe activement à un changement de paradigme. Un monde où les jeunes filles peuvent apprendre à lire, rêver, choisir leur avenir et devenir, à leur tour, des actrices du changement.


