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Tourisme d’affaires : 57 destinations des Burkinabè dans le monde grâce au passeport CEDEAO

A la première interprétation, on peut aisément se rendre compte que le sésame diplomatique de la CEDEAO permet une ouverture modérée sur le monde. Encore invalide le passeport AES est si jeune et ne permet à aucune structure (crédible) de faire ni comparaison ni classement du Sahel sur l’échiquier international. Avec le passeport de l’ancienne région, le Burkina Faso a accès à une cinquantaine de destinations dans le monde en mode visa et non-visa.

Le passeport de la CEDEAO permet aujourd’hui aux citoyens burkinabé d’accéder à 57 pays à travers le monde, sans visa préalable ou avec visa à l’arrivée. Ce passeport leur donne une certaine liberté de circulation, bien que celle-ci reste limitée par rapport à d’autres nationalités.

Le classement burkinabè
Classé 81e mondial selon le Guide Passport Ranking Index, le passeport burkinabé permet d’entrer sans visa dans 32 pays et d’obtenir un visa à l’arrivée dans 24 autres. Cette ouverture couvre principalement l’Afrique de l’Ouest, les Caraïbes, l’Asie du Sud et quelques pays du Pacifique. Des destinations comme Singapour, Hong Kong, les Philippines, la Dominique ou encore le Maroc sont mentionnés dans cette liste.

Le passeport de l’Alliance des États du Sahel (AES), encore très récent, n’est pas encore pris en compte dans les classements internationaux ni reconnu officiellement dans les circuits diplomatiques classiques
Cependant, les Burkinabé doivent encore obtenir un visa pour entrer dans 172 pays, y compris les grandes puissances comme les États-Unis, la Chine, la Russie, la Turquie ou encore l’ensemble des pays de l’Union européenne. Ce besoin fréquent de visa limite la mobilité internationale des citoyens burkinabé, réduisant la facilité de voyager à l’étranger pour des raisons touristiques, professionnelles ou familiales.

Les pays accessibles sans visa
Voici quelques-uns des 32 pays où les ressortissants du Burkina Faso peuvent se rendre sans visa. En Afrique de l’Ouest, il y a le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, la Guinée-Bissau et le Togo. En Afrique centrale et orientale, on peut retenir la République centrafricaine, le Rwanda, le Tchad et le Gabon.

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Ailleurs dans le monde, on peut noter le Bangladesh, Haïti, Philippines, Singapour, Maroc, Tunisie, Barbade, Dominique, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname, Îles Cook, Hong Kong, Bermudes, Micronésie, Liberia. Il est cependant important de vérifier les conditions de séjour dans chaque pays, notamment la durée autorisée et les motifs acceptés (tourisme, affaires, etc.). Certains pays n’accordent l’entrée sans visa que pour de courts séjours.

Les pays avec visa à l’arrivée
Les citoyens burkinabé peuvent aussi obtenir un visa à l’arrivée dans 24 pays, souvent en se présentant simplement au poste de contrôle à l’aéroport ou à la frontière. Les frais, la durée de séjour autorisée et la validité du visa varient selon les pays. Parmi ces destinations figurent l’Afrique (Burundi, Comores, Congo, Djibouti, Éthiopie, Madagascar, Mozambique, Namibie). En Asie, il y a le Cambodge, le Laos, le Macao, les Maldives, le Népal, le Sri Lanka et le Timor oriental et dans le Pacifique et les Caraïbes, l’Île Maurice, le Samoa, le Tuvalu, le Palaos, Sainte-Lucie, Seychelles, Niue, Nicaragua, Bolivie.

L’obtention d’un visa à l’arrivée implique généralement de présenter un passeport valide, de remplir certains formulaires à l’aéroport et de payer des frais de visa. Une fois le visa délivré, les voyageurs peuvent séjourner dans le pays pour une durée limitée, déterminée par les autorités locales.

Et le passeport de l’AES ?
Le passeport de l’Alliance des États du Sahel (AES), encore très récent, n’est pas encore pris en compte dans les classements internationaux ni reconnu officiellement dans les circuits diplomatiques classiques. Il est donc encore difficile d’évaluer son impact sur la mobilité des citoyens des pays membres, dont le Burkina Faso. Ce passeport pourrait dans l’avenir jouer un rôle régional, mais il reste non reconnu par les bases de données mondiales actuelles.

Même si les détenteurs d’un passeport burkinabé (CEDEAO) peuvent se rendre dans 57 pays sans visa ou avec visa à l’arrivée, leur liberté de circulation internationale reste limitée. Le classement à la 81e place souligne la nécessité de développer des accords bilatéraux et de renforcer la crédibilité diplomatique du pays pour espérer une meilleure mobilité à l’avenir.

Les autorités invitent les voyageurs à vérifier systématiquement les exigences de chaque pays avant leur départ, notamment en cas de séjour long ou pour des raisons professionnelles. Le passeport burkinabé, bien qu’il ouvre quelques portes, demande encore beaucoup d’efforts pour offrir une réelle liberté de mouvement à ses citoyens.

 

 

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