
« La majorité des sites visés ont été touchés, et la réaction iranienne a été bien plus faible que prévu », a-t-il indiqué. Parmi les cibles, le site souterrain de Fordo, réputé pour sa haute sécurité, a subi des dégâts importants sur ses infrastructures de centrifugation.
La ligne rouge du nucléaire
L’ambassadeur a souligné que, même si l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a pas encore confirmé officiellement l’étendue des dommages, les secousses détectées après les frappes laissent penser que les équipements ont été sévèrement affectés. Il a contesté les analyses de certains médias, comme le New York Times, qui évoquaient un simple retard dans le programme iranien.
« Nous disposons de nos propres évaluations, basées sur des renseignements précis et des échanges avec les États-Unis. Le programme iranien est aujourd’hui à un point bas, bien plus éloigné de l’arme nucléaire qu’il ne l’était il y a quelques semaines », a-t-il affirmé. Pour Tel-Aviv, la priorité est d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou l’a réaffirmé, et l’ambassadeur à Paris a insisté sur la détermination d’Israël.
« Ceux qui doutaient de notre engagement comprennent désormais que nous n’hésiterons pas à agir face à une menace existentielle », a-t-il déclaré. Interrogée sur l’éventualité d’un renversement du régime iranien, Joshua L. Zarka a précisé que ce n’était pas l’objectif de l’opération. « Si cela devait arriver, ce serait le choix du peuple iranien. Mais notre action vise avant tout à neutraliser la menace nucléaire », a-t-il expliqué.
La pression sur le Hamas et la question de l’aide humanitaire
L’ambassadeur Zarka est également revenue sur la situation à Gaza, où les opérations militaires israéliennes se poursuivent. Il a insisté sur la nécessité d’une pression accrue sur le Hamas pour parvenir à un cessez-le-feu durable. « Les États-Unis ont proposé plusieurs trêves que nous avons acceptées, mais le Hamas les a toujours rejetées. La communauté internationale doit parler d’une seule voix pour faire cesser les combats », a-t-il souligné.
Concernant la distribution de l’aide humanitaire à Gaza, il a reconnu des difficultés initiales, mais assuré que des mesures ont été prises pour améliorer la situation. « Nous avons multiplié les centres de distribution, avec l’aide d’organisations comme la Fondation pour Gaza », a-t-il précisé. Il a rejeté les accusations selon lesquelles Israël viserait délibérément les civils venus chercher de l’aide. « Il est absurde de penser que nous financerions la distribution humanitaire pour ensuite tirer sur ceux qui en bénéficient. Ce sont des mises en scène destinées à nous discréditer », a-t-il affirmé.
Enfin, interrogée sur les 408 kg d’uranium enrichi que l’Iran aurait transférés en Russie, l’ambassadeur n’a pas confirmé leur localisation. « Peut-être que nous savons, peut-être pas. En tout cas, si ces matériaux avaient été présents sur les sites frappés, nous aurions détecté une contamination atmosphérique », a-t-il précisé.
Cette prise de parole de l’ambassadeur Joshua L. Zarka éclaire les objectifs et la portée des frappes israéliennes dans un contexte où la menace nucléaire iranienne reste au cœur des tensions régionales. Il souligne aussi la complexité de la situation à Gaza, entre opérations militaires et enjeux humanitaires, tout en insistant sur la détermination d’Israël à préserver sa sécurité face aux menaces perçues.


