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Le Retrait des États-Unis de l’UNESCO annoncé

Officiellement, les États-Unis ont quitté et réintégré l’UNESCO à deux reprises sous Ronald Reagan et sous Donald Trump. L’Amérique a d’abord quitté l’organisation en 1984, invoquant des préoccupations concernant la gestion et la politique, puis sont revenus en 2003. Les USA ont ensuite quitté à nouveau en 2017, sous l’administration Trump, citant toujours des biais anti-israéliens, et sont revenus en 2023. Enfin, le 22 juillet 2025, Donald Trump claque la porte à cette institution de l’ONU.

Les États-Unis s’apprêtent à quitter une nouvelle fois l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), basée à Paris, selon des informations recueillies auprès de diplomates européens. Ce départ accompagne la continuité de la politique menée par Donald Trump, qui vise à réduire l’engagement de Washington dans certaines institutions internationales qu’il critique depuis longtemps.

Un retour en arrière après la réintégration de Joe Biden
Deux ans après leur retour, les États-Unis ont annoncé mardi leur retrait de l’Unesco, qu’ils accusent de partialité contre Israël et de soutenir des causes clivantes. Tammy Bruce, porte-parole du département d’État, a déclaré que la poursuite de leur participation n’était pas dans l’intérêt national américain. Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, a qualifié cette décision de regrettable mais attendue.

Cette annonce, révélée plus tôt par le New York Post, n’a pas encore fait l’objet d’un commentaire officiel de la Maison Blanche. Ce retrait marque une nouvelle étape dans les relations tendues entre Washington et l’organisation.
L’UNESCO, créée après la Seconde Guerre mondiale, a pour mission de promouvoir la paix par la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture. Elle est notamment reconnue pour la désignation des sites du patrimoine mondial, parmi lesquels figurent des trésors naturels et historiques comme le Grand Canyon aux États-Unis ou l’ancienne ville de Palmyre en Syrie.

Le retrait américain porte un coup à cette agence onusienne, qui compte parmi ses principaux bailleurs de fonds les États-Unis, avec une contribution représentant environ 8% de son budget total, après qu’elle ait atteint près de 20% lors du précédent retrait sous Donald Trump.
Le retrait américain intervient après le retour au pouvoir de Donald Trump, qui avait déjà mené une politique de désengagement lors de son précédent mandat. Sous sa présidence, les États-Unis s’étaient retirés de plusieurs institutions, telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire iranien.

Des allers-retours incompréhensibles
En 2021, l’administration de Joe Biden avait annulé ces décisions, réintégrant ces organismes, et notamment l’UNESCO, pour réaffirmer un engagement multilatéral. Le retour de Donald Trump à la présidence renouvelle donc ces retraits, marquant une nouvelle période d’incertitudes pour ces institutions.

Parmi les premières mesures annoncées, Washington a confirmé son retrait de l’OMS et la suspension du financement de l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens (UNRWA). Ce retrait de l’UNESCO intervient dans le cadre d’une revue plus large de la participation américaine aux agences onusiennes, dont les conclusions sont attendues prochainement.

Une relation complexe entre Washington et l’UNESCO
Les États-Unis étaient parmi les membres fondateurs de l’UNESCO en 1945. Ils s’étaient déjà retirés une première fois en 1984, invoquant des problèmes de gestion financière ainsi qu’un présumé biais anti-américain. Ce départ avait duré près de vingt ans avant que Washington ne réintègre à nouveau l’agence en 2003 sous la présidence de George W. Bush, qui avait reconnu les efforts de réforme engagés.

Cette relation oscillante reflète les tensions plus larges entre les stratégies nationales américaines et la dynamique multilatérale. La contribution financière des États-Unis, bien qu’ayant diminué ces dernières années, demeure importante pour le fonctionnement de l’UNESCO. L’annonce de ce retrait, si elle se confirme, pourrait compliquer davantage le financement de programmes clés, notamment dans les domaines de l’éducation et de la préservation du patrimoine culturel, dans plusieurs régions du monde.

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