Gianni Infantino, Fouzi Lekjaa et Patrice Motsepe ont inauguré, samedi 26 juillet à Rabat, le bureau central africain de la FIFA. Une installation symbolique qui consacre le Maroc comme épicentre institutionnel du football sur le continent.
Le Maroc poursuit son ascension au sein des hautes sphères du football mondial. Le samedi, la Fédération internationale de football association (FIFA) a officiellement ouvert à Rabat son bureau central pour l’Afrique, en présence de son président Gianni Infantino, du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, et du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe.
Cette inauguration marque un tournant stratégique. Le bureau, première représentation continentale de la FIFA à s’implanter au sud de la Méditerranée, aura pour mission principale d’accompagner les fédérations africaines dans la gestion, le financement et la structuration de leurs projets de développement. Il s’inscrit dans la volonté affirmée de la FIFA de renforcer sa présence opérationnelle sur le continent, au plus près des enjeux du football africain.
Le choix de Rabat ne doit rien au hasard. La capitale marocaine s’impose depuis plusieurs années comme un hub sportif et diplomatique, portée par une stratégie nationale volontariste d’investissement dans les infrastructures, la gouvernance et la diplomatie sportive. En témoignent les équipements de pointe du Complexe Mohammed VI de football à Maâmora, salués par Infantino lui-même lors de précédentes visites, et les efforts constants du Royaume pour soutenir la professionnalisation du football sur le continent.
Cette installation intervient dans un contexte où le Maroc renforce son rôle moteur : pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, coorganisateur de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, et désormais acteur clé des décisions continentales et internationales dans le domaine du sport roi.
Pour Fouzi Lekjaa, cette ouverture est le fruit d’un long travail de diplomatie sportive, de structuration locale et de rayonnement continental. Patrice Motsepe, de son côté, a salué « une étape majeure pour rapprocher les instances de gouvernance du terrain africain », tout en soulignant le rôle catalyseur du Maroc dans les réformes de la CAF.
L’ouverture du bureau africain de la FIFA à Rabat est donc bien plus qu’un geste symbolique. Elle acte le déplacement du centre de gravité institutionnel du football africain vers le Royaume, au moment même où celui-ci s’apprête à accueillir les plus grandes compétitions internationales. Une reconnaissance de l’expertise marocaine, et une nouvelle étape vers une gouvernance footballistique plus ancrée dans les réalités du continent.




