L’Export-Import Bank des États-Unis (EXIM) a approuvé un financement d’environ 47 millions de dollars, soit 24,41 milliards FCFA. Ce montant servira à équiper le ministère ivoirien du Commerce et de l’Industrie en technologies de pointe. L’annonce a été faite le 14 août à Washington.
Un projet porté par des géants américains
C’est Cybastion Institute of Technology, une société à Washington qui va mettre en œuvre le financement.
Ce sera en partenariat avec des acteurs technologiques tels que : Cisco, Amazon Web Services (AWS), Motorola Solutions et Microsoft.
L’objectif est de doter l’administration ivoirienne d’outils numériques performants et renforcer la sécurité de ses infrastructures.
Une réponse à l’influence chinoise
L’opération se fait dans le cadre du China and Transformational Export Program. Il s’agit d’un dispositif de l’EXIM qui vise à offrir une alternative aux solutions technologiques chinoises.
« Soutenir la digitalisation du ministère ivoirien renforce l’engagement de l’EXIM à contrer l’influence croissante de la Chine », a déclaré James Cruse, président par intérim de l’institution.
Selon l’agence américaine, la transaction devrait également soutenir près de 100 emplois aux États-Unis et sécuriser certaines chaînes d’approvisionnement.
Un enjeu pour Abidjan et Washington
En effet, au-delà de la rivalité stratégique entre Washington et Pékin, ce projet marque une étape importante pour la Côte d’Ivoire.
Il permettra également au ministère du Commerce et de l’Industrie de franchir un cap dans la modernisation de son administration et d’améliorer ses services numériques.
Pour les États-Unis, il s’agit d’un levier économique et diplomatique : renforcer la compétitivité de leurs entreprises tout en consolidant leur présence en Afrique de l’Ouest.
La Chine, premier fournisseur de la Côte d’Ivoire
D’après les chiffres de Sika Finance, la Chine reste le premier fournisseur du pays. Avec 2,74 milliards de dollars d’exportations vers Abidjan en 2024.
Elle est loin devant les États-Unis dont les ventes se sont élevées à 850 millions de dollars.
En somme, il s’agit d’un rappel de la réalité des rapports de force commerciaux, alors même que les États-Unis avaient imposé une surtaxe de 15 % sur les exportations ivoiriennes. Ceci, durant la présidence de Donald Trump.



