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Tout sur les assassins de Toussaint, 5 ans de prison pour Thiam ?

Condamnations dans l’affaire Toussaint, accusations de cybercriminalité visant Tidjane Thiam et polémique autour des « Ziguehi » du Dr Diawara dominent les unes de la presse ivoirienne ce 20 août 2025.

Cinq ans après sa mort tragique, il reste au cœur de l’actualité judiciaire ivoirienne. Ce mercredi, Ivoir’Hebdo publie de nouveaux détails sur l’affaire Toussaint N’Guessan, ce jeune homme décapité à Daoukro lors de la désobéissance civile de 2020.

Le journal révèle que « le jeune qui a joué avec la tête, celui qui avait le masque et les autres qui tenaient des machettes ou des gourdins, dans la vidéo, ont été jugés et condamnés », confirmant ainsi les récentes déclarations du procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, Koné Braman Oumar.

Parmi les condamnés figurent deux jeunes Maliens impliqués dans l’assassinat, selon l’hebdomadaire. Le procureur a évoqué dix ans de prison ferme pour les coupables, le 11 août dernier.

Thiam, un cybercriminel ?
Parallèlement, « Tidjane Thiam risque jusqu’à 5 ans de prison », a titré L’Avenir. Le président du PDCI-RDA “pourrait se retrouver face à la justice”, selon le journal, en raison de “la diffusion d’une conversation privée avec le ministre de la Justice, Sansan Kambilé”, ce qui le placerait “sous le coup de la loi ivoirienne sur la cybercriminalité”.

« Selon l’article 31, la divulgation non autorisée de correspondances électroniques est passible d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende d’un million de francs CFA. L’article 32 prévoit en outre des sanctions complémentaires, telles que l’interdiction d’exercer une fonction publique et la confiscation du matériel utilisé », écrit L’Avenir.

Exilé en France depuis plusieurs mois, Tidjane Thiam a récemment affirmé qu’une autorité ivoirienne a averti son frère, Augustin Thiam, membre du RHDP, qu’il serait arrêté « immédiatement » s’il remettait les pieds en Côte d’Ivoire, en raison d’un prétendu lien avec le Conseil national de transition (CNT) de 2020.

Pendant ce temps, au sein de son parti, se joue une « bataille sans merci entre pro et anti-Thiam », selon Le Patriote. « La maison vert et blanc prend l’eau de toutes parts », estime en manchette le quotidien.

Dr Diawara et les Ziguehi
Autre sujet en Une ce 20 août 2025 : la rencontre, lundi, entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Adama Diawara, et des « Ziguehi », terme ivoirien désignant les loubards. La publication annonçant cette rencontre, faite sur les réseaux sociaux du ministre, a depuis été supprimée sans pour autant mettre fin à la polémique.

La Voie originale parle à sa Une de “Scandale d’État à deux mois de la présidentielle”. « Adama Diawara ressuscite la loubardisation de l’environnement politique ivoirien. Il confie la candidature de Ouattara et la sécurité des campus universitaires aux loubards RDR/RHDP. Voilà les élections sécurisées dont parlait le chef de l’État », écrit le journal bleu.

« Le ministre Diawara recrute des loubards », titre Le Temps. « Le pouvoir s’attache les services d’une force parallèle », renchérit Le Canard déchaîné.

« Le RHDP réserve-t-il des surprises désagréables aux Ivoiriens ? », s’interroge La Nouvelle Alliance. « En plus des forces de police et de gendarmerie, les “Ziguehi du RHDP”, nouveaux recrutements du régime ? », poursuit Le Nouveau Réveil. « Le peuple ivoirien scandalisé », constate quant à lui Nord-Sud.

Face à la controverse, Dr Djofolo Doumbia, directeur de la communication du ministère, invité mardi 19 août sur NCI, a annoncé un audit interne pour « retrouver » l’auteur de la publication. Il a toutefois ajouté que « ce n’est pas la volonté du peteur qui détermine le son du pet, mais la forme des fesses. »

 

 

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