Washington appelle les pays d’origine des personnes qui sont internées dans ces camps à rapatrier leurs ressortissants pour réduire les risques sécuritaires.
Le département d’État américain a salué mardi le rapatriement par la Tanzanie d’une femme et trois enfants depuis le camp de déplacés de Roj, dans le nord-est de la Syrie, avec l’assistance du gouvernement américain, a appris AbidjanTV.net le jeudi.
Cette opération de rapatriement s’est déroulée lundi 11 août, selon un communiqué du porte-parole du département d’État publié mardi. Elle concerne des ressortissants tanzaniens qui se trouvaient dans le camp d’al Roj, l’un des deux principaux sites abritant des déplacés dans cette région de Syrie.
Les États-Unis ont apporté leur assistance technique et logistique à cette opération, en coordination avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), leurs partenaires locaux sur le terrain.
Environ 14 500 personnes originaires de plus de 70 pays non syriens demeurent dans les camps d’al-Hol et de Roj, la plupart étant des enfants de moins de 12 ans. Ces camps, gérés par les FDS, hébergent principalement des familles de combattants de l’État islamique (EI) et des personnes déplacées par le conflit.
Washington considère que « la seule solution durable à la crise humanitaire et sécuritaire » dans ces camps consiste à ce que les pays d’origine « rapatrient, réhabilitent, réintègrent et, le cas échéant, s’assurent de la responsabilisation de leurs ressortissants. »
Un enjeu de stabilité régionale
Selon le département d’État, ces rapatriements permettront également de « réduire le risque de résurgence de l’EI dans la région et d’assurer un avenir stable à la Syrie. »
Les États-Unis ont remercié la Tanzanie pour sa coopération dans ce rapatriement, ainsi que les Forces démocratiques syriennes « pour leur aide à faciliter ce rapatriement et leur engagement à assurer la défaite durable de l’EI. »
Cette opération s’inscrit dans les efforts diplomatiques américains pour encourager les pays à assumer leurs responsabilités envers leurs ressortissants détenus dans ces camps, un dossier complexe qui implique des considérations humanitaires, sécuritaires et juridiques.



