
Haïdara réfute l’idée selon laquelle son parti serait resté silencieux dans cette période sensible. « Nous avons privilégié la proximité avec les populations dans des zones stratégiques. Nous avons partagé notre vision et rappelé la nécessité d’élections sans heurts », a-t-il expliqué. Une démarche qui traduit, selon lui, la volonté du RDI de privilégier la pédagogie et le dialogue plutôt que la confrontation.
Le président du RDI dénonce les interprétations fluctuantes de la loi électorale, sources de frustrations. Mais il invite surtout à renforcer la confiance dans les institutions : « Nous devons tous respecter les règles que nous nous sommes fixées. Et ceux qui incarnent nos institutions doivent les appliquer avec impartialité, pour l’honneur du peuple. »
« La Côte d’Ivoire est plus grande que ses dirigeants »
Conscient des tensions et des appréhensions, Haïdara en appelle à la hauteur de vue des anciens présidents Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo : « Ces deux personnalités ont servi la Nation au plus haut niveau. Leur responsabilité est aujourd’hui de montrer la voie de la paix. La Côte d’Ivoire doit survivre à Ouattara et Gbagbo. Après les crises traversées, nous ne pouvons plus jouer avec le feu », a-t-il affirmé.
« Nous préparons la présidentielle d’octobre et les législatives de décembre. Nous voulons être présents au Parlement pour influencer positivement la qualité de vie de nos concitoyens », a annoncé Haïdara.
S’il reconnaît que certains acteurs politiques peuvent se sentir lésés, Haïdara relativise : « Les injustices existent partout. Mais elles peuvent être combattues par l’intelligence, les idées et le dialogue, pas seulement par l’affrontement. »
Une vision tournée vers l’avenir
Concernant la présidentielle, le RDI reste en discussion pour un soutien stratégique, mais confirme sa participation. « Nous préparons la présidentielle d’octobre et les législatives de décembre. Nous voulons être présents au Parlement pour influencer positivement la qualité de vie de nos concitoyens », a annoncé Haïdara.
Il a par ailleurs salué les efforts de développement réalisés ces dernières années, tout en rappelant que « rien n’est parfait » et que l’essentiel demeure de maintenir le cap de la stabilité.


