
Créée pour garantir une gestion saine et sécurisée des fréquences, l’Agence est investie de missions stratégiques : planification, attribution, affectation et contrôle des fréquences. Elle s’assure également du strict respect des normes nationales et internationales dans ce domaine sensible.
La ville de Daloa parfaitement saine…
À Daloa, la mission d’évaluation avait pour objectif de mesurer l’intensité des ondes électromagnétiques issues des équipements de communication et de vérifier leur conformité aux seuils fixés. Les résultats ont révélé que la ville est parfaitement saine et que le niveau d’ondes détecté reste largement en deçà des limites considérées comme potentiellement nocives pour la santé.
La conseillère technique du DG, Mme Yangny Angathé ChristianeLa conseillère technique du DG, Mme Yangny Angathé Christiane
Cette restitution a été l’occasion de lever de nombreuses inquiétudes. Face aux rumeurs persistantes attribuant aux ondes des effets néfastes sur la santé humaine, Mme Yangny Angathé Christiane, conseillère technique du directeur général de l’Agence, a tenu à rassurer l’assemblée.
Les ondes ne sont pas sources de maladies
« Les ondes ne sont pas sources de maladies. Elles ne sont donc pas dangereuses. À ce jour, aucun danger n’a été scientifiquement déclaré concernant les ondes électromagnétiques », a-t-elle affirmé avec fermeté.
Ces propos visent à combattre les préjugés qui entretiennent une psychose inutile dans certaines communautés, alors que les études menées au plan national et international ne révèlent aucun lien avéré entre exposition normale aux ondes et pathologies graves.
Des mesures préventives recommandées
Toutefois, les responsables de l’Agence n’ont pas manqué de recommander des mesures préventives. Pour Koffi Gabriel et Bakary Diarrassouba, qui ont animé la partie pédagogique, il est essentiel de réduire l’exposition aux ondes par des gestes simples : éviter les longues communications téléphoniques ; maintenir une distance raisonnable avec les téléphones portables, télévisions, talkie-walkies et routeurs wifi ; éviter de charger les téléphones portables dans la chambre ; ne pas laisser les appareils électroniques en permanence à la portée des enfants ; limiter la montée des puissances d’émission inutiles.
Ces précautions, ont-ils expliqué, ne visent pas à alarmer, mais à adopter une démarche de prévention conforme aux standards de santé publique.
La représentante du préfet de région, Kouamé Koffi, a invité la population à s’approprier les bonnes pratiques partagées, afin de préserver la santé collective
La rencontre a été particulièrement bien accueillie par les autorités régionales et municipales. La représentante du préfet de région, Kouamé Koffi, a invité la population à s’approprier les bonnes pratiques partagées, afin de préserver la santé collective.
De leur côté, le vice-président du Conseil régional, Issiaka Bamba, et l’adjoint au maire, Inza Sylla, ont salué cette initiative de l’Agence, soulignant qu’elle contribue à renforcer la confiance entre les populations et les institutions de régulation.
Cette restitution a été une véritable leçon citoyenne
Pour les participants, cette restitution a été une véritable leçon citoyenne. Elle a permis de mieux comprendre les rôles et responsabilités de l’AIGF, mais aussi d’acquérir des réflexes simples pour une utilisation plus saine des technologies du quotidien.
Au terme de la rencontre, un consensus s’est dégagé : les ondes électromagnétiques, bien que présentes dans notre environnement moderne, ne représentent pas une menace lorsqu’elles sont maîtrisées et encadrées. Grâce à cette campagne de sensibilisation, Daloa se positionne comme une ville pionnière dans la vulgarisation des connaissances scientifiques au service du bien-être de ses habitants.


