Simone Ehivet Gbagbo dément toute demande de soutien financier pour sa campagne présidentielle d’octobre 2025. Son avocat qualifie de « mensongers » les propositions diffusées par un média international.
La candidate du MGC à l’élection présidentielle du 25 octobre a démenti jeudi, par l’intermédiaire de son avocat, avoir sollicité un appui financier du gouvernement pour sa campagne, dénonçant des « propositions mensongers » diffusées par un média international.
« Propos mensongers »
Selon Africa Intelligence, plusieurs candidats à la présidentielle ivoirienne du 25 octobre, dont Simone Gbagbo et Henriette Lagou, mèneraient de « consultations discrètes » pour obtenir un soutien financier public évalué entre 500 et 600 millions de francs CFA, malgré l’absence d’élus à l’Assemblée nationale.
« Madame Simone Ehivet Gbagbo condamne fermement ces propos mensongers publiés sans une fois de preuve », écrit l’avocat de l’ancienne Première dame, Me Rodrigue Dadjé,
Dans le communiqué publié ce 25 septembre, il estime que ces accusations sont « totalement infondées et calomnieuses » et constituent « une atteinte à son honneur et à sa réputation ».
Candidate du Mouvement des Générations Capables (MGC), Simone Gbagbo figure parmi les cinq personnalités retenues par le Conseil constitutionnel pour l’élection présidentielle du 25 octobre, aux côtés du président sortant Alassane Ouattara, de Jean-Louis Billon, d’Henriette Lagou et d’Ahoua Don Mello. Cinquante-cinq candidatures, dont celles de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan, ont été rejetées.
Depuis, des militants de l’opposition dénoncent un « manque de solidarité envers les candidats injustement écartés » et attribuent à Simone Ehivet Gbagbo une volonté de légitimer un quatrième mandat du président Ouattara.
Dans ce contexte, l’information sur de « consultations discrètes » pour obtenir un soutien financier public a rapidement suscité des réactions dans les milieux politiques et sur les réseaux sociaux.
Des procédures judiciaires en vue
Le communiqué de Me Dadjé insiste sur le droit de la candidate « d’engager toutes les procédures judiciaires afin d’obtenir la production des preuves » des assertions publiées.
« Le respect de la vérité et de la légalité étant une nécessité, toute tentative de diffamation sera poursuivie avec la plus grande sévérité », prévient l’avocat.
Ancienne Première dame et figure politique majeure en Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, longtemps engagée aux côtés de son ex-époux Laurent Gbagbo, a entamé une nouvelle trajectoire politique depuis son acquittement en 2018 dans le cadre des poursuites liées à la crise post-électorale de 2010-2011.
La polémique autour de l’article d’Africa Intelligence intervient alors que la campagne électorale s’annonce particulièrement disputée, dans un climat de défiance entre acteurs politiques et institutionnels. Le rejet de nombreuses candidatures, dont celles d’anciennes figures centrales de la vie politique ivoirienne, a déjà suscité de vifs débats sur l’équité du processus.



