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Législatives en Argentine: le président Milei mène sa campagne en rockstar sur fond de polémiques


C’est une campagne électorale sous tension en Argentine. À moins de trois semaines des législatives de mi-mandat, les sorties du président Javier Milei sont régulièrement émaillées d’incidents. Lundi 6 octobre au soir encore, des opposants l’attendaient à l’entrée de la salle de concert où il présentait son nouveau livre.

D’un côté, les partisans de Javier Milei avec leurs casquettes violettes aux couleurs du parti du président, La Libertad Avanza. Sur le trottoir d’en face, séparé par un cordon de police, des manifestants sont venus dénoncer la corruption du gouvernement, rapporte notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. « Il y a l’affaire des pots de vins reçus par la sœur du président, et puis il y a la dernière en date, les liens avec le narcotrafic du candidat de la Libertad Avanza dans la province de Buenos Aires. Autant de cas qui montrent que c’est un gouvernement corrompu ! », lancent-ils.

Acculé par le scandale, José Luis Espert, le candidat de Javier Milei dans la province de Buenos Aires a jeté l’éponge, dimanche 5 octobre. Ancien candidat à l’élection présidentielle argentine, il a renoncé dimanche à se représenter au scrutin du 26 octobre après avoir reconnu avoir reçu en 2020 la somme de 200.000 dollars de Federico Machado, réclamé par la justice américaine pour des liens présumés avec le narcotrafic. Acceptant le retrait que lui a présenté l’élu, un économiste de 63 ans, M. Milei n’en a pas moins pris sa défense, accusant sur la chaîne LN+ l’opposition de répandre « un mélange de calomnies, d’injures et de choses aberrantes », rapporte l’Agence France presse.

Le président argentin est-il aussi corrompu que la caste politique qu’il promettait de combattre ? Mensonge et balivernes, évacue Franco Pedroso, militant de la première heure qui a fait plus de 700 kilomètres pour venir voir Javier Milei, hier, lundi : « C’est un héros ! On a de l’espoir, car on voit qu’il y a un futur. Ce qu’il est en train de faire, c’est un miracle. » La construction du miracle, c’est le titre du livre que le président argentin présentait lundi soir devant une salle de 15 000 personnes chauffée à blanc. Un meeting électoral aux allures de concert, avec un président en mode rockstar.

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