La ville de Bonoua a été fortement marquée ce lundi 13 octobre 2025 par des affrontements entre de jeunes manifestants armés de pierre et les forces de l’ordre. Les manifestants ont posé des barricades sur la voie internationale, perturbant le trafic.
La ville de Bonoua , habituellement paisible, a connu une journée particulièrement agitée ce lundi 13 octobre 2025. Depuis les premières heures de la matinée, des affrontements ont éclaté entre de jeunes manifestants et les forces de l’ordre, plongeant la cité dans un climat de tension et perturbant fortement la circulation sur la voie internationale dépendante de la Côte d’Ivoire au Ghana.
Selon des témoins sur place, tout a commencé dans la matinée, lorsque des groupes de jeunes, visiblement mécontents, ont envahi les principales artères de la ville. Munis de pierres, de bâtons et d’autres projectiles, ils ont dressé des barricades de fortune pour bloquer la circulation. Le trafic, déjà dense sur cet axe transfrontalier, a été par moments interrompu, provoquant de longs embouteillages et des scènes de panique parmi les automobilistes.
Face à la montée de la tension, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour tenter de disperser les manifestants. Mais la confrontation a tourné vers l’affrontement direct. Les jets de pierres ont répondu aux tirs de gaz lacrymogènes, dans un vacarme assourdissant. Des témoins rapportent des scènes de désordre où les habitants, pris de peur, se sont réfugiés dans leurs domiciles, tandis que les commerces ont baissé leurs rideaux par mesure de précaution. Aux environs de 15 heures, de nouveaux groupes de jeunes sont réapparus, érigeant cette fois des barricades sur la voie internationale menant au Ghana
Vers 13 heures, une relative accalmie a été enregistrée. Les forces de sécurité ont réussi à dégager plusieurs points stratégiques de la ville, restaurant provisoirement la circulation. Cependant, la tension n’était qu’en apparence retombée. Aux environs de 15 heures, de nouveaux groupes de jeunes sont réapparus, érigeant cette fois des barricades sur la voie internationale menant au Ghana. Déterminés, ils ont affronté à nouveau les forces de l’ordre, refusant de se disperser malgré les gaz lacrymogènes et les sommations.
Ces nouvelles échauffourées ont provoqué un arrêt quasi total du trafic. Plusieurs véhicules ont été contraints de rebrousser chemin, tandis que les transporteurs et voyageurs coincés dans les embouteillages exprimaient leur ras-le-bol. Certains automobilistes ont dû passer plusieurs heures bloquées sans pouvoir atteindre leur destination.
Des tensions récurrentes
Depuis l’ ouverture officielle de la campagne présidentielle , Bonoua, bastion politique à forte sensibilité, est le théâtre de tensions récurrentes. Des manifestations sporadiques ont déjà été enregistrées ces derniers jours dans plusieurs quartiers, traduisant un climat de crispation préélectorale. Les autorités locales appellent au calme et à la retenue, craignant que ces débordements ne dégénèrent davantage à l’approche du contrôle.
Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités sécuritaires, mais selon plusieurs sources locales, des blessés légers auraient été enregistrés.
Un calme précaire est observé à Bonoua, une ville suspendue entre peur et incertitude, dans un contexte national où chaque incident local résonne désormais comme un signal d’alerte à l’approche de l’échéance présidentielle.



