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Lutte contre le terrorisme: Forces de l’ordre et société civile mènent la réflexion à Bouaké

L’atelier s’est tenu du 8 au 9 octobre 2025, à l’hôtel Mon Afrik de Bouaké.
« Lutte antiterroriste : une responsabilité civilo-militaire ». Tel était le thème de l’atelier organisé du 8 au 9 octobre 2025, à l’hôtel Mon Afrik, par la Fondation Konrad Adenauer à travers son programme Dialogue sur la politique de sécurité en Afrique subsaharienne (Sipodi). Cette rencontre a réuni militaires, gendarmes et policiers, ainsi que des membres de la société civile.

À l’ouverture de l’atelier, Dr Tobias Rüttershoff, directeur régional du programme Sipodi, a indiqué qu’à travers cette initiative, il s’agissait de créer un cadre de réflexion visant à explorer les mécanismes conjoints de lutte contre le terrorisme transfrontalier et à redéfinir les rôles respectifs des acteurs militaires et civils.

Selon lui, la réponse à la menace terroriste ne peut être exclusivement militaire. « La sécurisation des frontières exige une collaboration étroite entre les forces armées, les acteurs civils, les communautés locales et les institutions régionales », a-t-il souligné.

Pour sa part, le général Jean-Christophe Mouho, sous-chef d’Etat-major de l’armée de terre de Côte d’Ivoire, représentant le général Lassina Doumbia, chef d’Etat-major général des armées de Côte d’Ivoire, a tenu à rassurer que l’armée souscrivait pleinement à cette initiative. Il a, par ailleurs, salué le partenariat existant entre la Fondation Konrad Adenauer et l’armée ivoirienne.

« Nous sommes convaincus que les recommandations issues de cet atelier viendront enrichir les réflexions déjà menées au sein de notre armée, engagée dans une lutte farouche contre un terrorisme qui ne connaît pas de frontières », a-t-il assuré.

Durant ces 48 heures, les participants ont analysé les enjeux du terrorisme transfrontalier et proposé des stratégies intégrées alliant interventions militaires et participation civile afin de renforcer la sécurité régionale.

À travers des objectifs spécifiques, ils ont pu évaluer l’ampleur et les formes du terrorisme transfrontalier dans la sous-région ; identifier les responsabilités des forces armées dans la sécurisation des frontières ; mettre en lumière le rôle des acteurs civils et communautaires dans la prévention et la coopération, et proposer des mécanismes de coordination civilo-militaire pour une réponse durable et respectueuse des droits humains.

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