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Côte d’Ivoire/ Trafic d’espèces: 40 kg d’ivoire et 7 peaux de panthères saisis, des trafiquants arrêtés


L’ONG Eagle-Côte d’Ivoire a dressé le bilan à mi-parcours de ses activités pour l’année 2025. Selon une note transmise le 21 octobre, l’organisation engagée contre le trafic d’espèces sauvages a réalisé d’importantes saisies en collaboration avec les autorités ivoiriennes. Voici le bilan concernant le trafic d’espèces protégées.

Un réseau international démantelé
Au total, 40 kg d’ivoire d’éléphant, six crânes et sept peaux de panthères ont été saisis.

Ces opérations ont été menées avec le soutien de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (UCT) et de la Direction de la police forestière et des eaux (DPFE).

Dix présumés trafiquants ont été interpellés. Ils seraient originaires du Burkina Faso, du Liberia et du Ghana.

Une loi encore trop peu appliquée
Pour l’ONG, cette recrudescence du trafic révèle un manque d’application de la loi n° 2024-364 du 11 juin 2024 sur la gestion de la faune.

Cette loi prévoit pourtant des peines sévères : de six mois à vingt ans de prison, et des amendes de 500 000 à 20 millions de FCFA.

L’organisme appelle donc les autorités à renforcer la répression et à faire appliquer les sanctions prévues.

Un trafic lié à d’autres formes de criminalité
Selon Eagle-Côte d’Ivoire, le trafic d’espèces protégées ne se limite pas à une atteinte à la biodiversité.

Il s’inscrit dans une criminalité transnationale organisée, souvent liée au trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains.

Les réseaux utilisent les mêmes circuits, les mêmes moyens et parfois les mêmes intermédiaires.

Une coopération renforcée avec les autorités
Présente en Côte d’Ivoire depuis 2017, Eagle travaille aux côtés des institutions publiques pour poursuivre et condamner les trafiquants.

L’organisation agit aussi contre la corruption, afin d’assurer que les peines soient réellement exécutées.

À ce jour, plus de 90 trafiquants ont été interpellés dans le pays. Les opérations ont permis de saisir 4 000 kg d’écailles de pangolin et 800 kg d’ivoire.

Un appel à la vigilance
Pour l’association, la lutte contre le trafic d’espèces sauvages est un enjeu de sécurité et de gouvernance.

L’ONG invite les populations et les autorités à renforcer la surveillance et à protéger la faune ivoirienne, essentielle à l’équilibre écologique du pays.

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