
Riyad se prépare à recevoir le gotha mondial de la finance et de l’investissement. Ce lundi démarre au King Abdulaziz International Convention Center la neuvième édition de la Future Investment Initiative (FII), placée sous le patronage du roi Salman bin Abdulaziz Al Saud. La conférence, qui se poursuivra jusqu’au 30 octobre, se déploie sous le slogan « La clé de la prospérité ». Cet événement confirme la place de la capitale saoudienne comme plateforme incontournable du dialogue économique international. Depuis sa création en 2017, la FII s’est imposée comme un rendez-vous annuel où se nouent les partenariats stratégiques et où se dessinent les tendances de l’investissement mondial.
Un programme chargé autour des enjeux globaux
Pendant quatre jours, les participants vont échanger autour des grandes questions qui agitent l’économie mondiale. Au programme des discussions : l’impact de l’intelligence artificielle et de la robotique sur la productivité, la création de richesse face aux inégalités persistantes, ou encore les conséquences géoéconomiques de la rareté des ressources. Les organisateurs promettent également des débats approfondis sur les changements démographiques qui transforment le marché du travail et sur les stratégies pour concilier croissance économique et durabilité environnementale. La conférence s’intéressera de près à ce que les experts appellent les « paradoxes de l’innovation », ces contradictions qui peuvent freiner le progrès. « Nous avons préparé de nombreuses séances plénières, des conclaves et une multitude de réunions parallèles », détaille Richard Attias, président-directeur général de la Future Investment Initiative. Et d’ajouter : « Une vingtaine de chefs d’État seront présents pour la première fois, un nombre jamais atteint auparavant. »
la forte représentation africaine. Plus de 7 500 décideurs, investisseurs et innovateurs du continent sont attendus à Riyad
L’Afrique, continent invité de cette édition
Particularité de cette édition 2025 : la forte représentation africaine. Plus de 7 500 décideurs, investisseurs et innovateurs du continent sont attendus à Riyad. Pour les délégations africaines, l’enjeu est de taille : il s’agit de positionner le continent comme un acteur majeur des transformations économiques en cours. Depuis sa création, la FII a permis la conclusion de plus de 128 milliards de dollars d’accords, touchant des secteurs clés comme les technologies, les énergies propres, la santé et les infrastructures durables. Les représentants africains espèrent bien nouer de nouveaux partenariats et identifier des opportunités concrètes pour leurs économies. « Lors du lancement de la Future Investment Initiative en 2017, Son Altesse Royale le Prince héritier a donné une définition claire : le forum doit servir de plateforme pour comprendre les flux d’investissement par secteur et par zone géographique », rappelle Richard Attias. « Cette proposition de valeur reste pertinente aujourd’hui. »
Souvent comparée au Forum de Davos, la FII s’est progressivement imposée comme un événement incontournable dans l’agenda économique international. Son succès reflète les ambitions de l’Arabie saoudite qui cherche à diversifier son économie et à renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux. « La FII est un lieu de rencontre pour les visionnaires qui sont également des acteurs, des personnes qui non seulement rêvent, mais agissent concrètement », indique le PDG de l’organisation. « Loin de se limiter à des discussions intellectuelles, nous visons à repartir de Riyad avec des solutions et des actions tangibles. » Alors que les premiers participants commencent à affluer vers le centre des congrès, l’attente est palpable. Dans les couloirs, on parle déjà des annonces qui pourraient jeter les bases des grandes coopérations économiques de demain. Les prochains jours devraient confirmer le rôle de la FII comme catalyseur des investissements à l’échelle mondiale.


