La CEI a tenu, le jeudi 30 octobre 2025, une rencontre d’information et d’échanges avec les partis politiques, groupements, potentiels candidats et la presse, en prélude à l’organisation des élections législatives prévues pour le samedi 27 décembre 2025.
Présidée par M. Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, président de la CEI, cette rencontre visait à présenter le chronogramme électoral, à clarifier les conditions de candidature et à réaffirmer la volonté de la Commission d’organiser un scrutin transparent, inclusif et apaisé.
Dans son adresse d’ouverture, le président de la CEI a rappelé que le mandat actuel des députés prend fin le 31 décembre 2025, conformément à la Constitution. « La Commission électorale indépendante est dans l’obligation d’organiser les élections pour le renouvellement de l’Assemblée nationale avant cette date », a-t-il expliqué, soulignant que le décret présidentiel n°2025-656 du 31 juillet 2025 fixe la date du scrutin au 27 décembre 2025.
Selon le chronogramme présenté, le dépôt des dossiers de candidature s’étendra du 31 octobre au 12 novembre 2025, suivi du contentieux de l’éligibilité devant le Conseil constitutionnel à partir du 19 novembre. La campagne électorale se déroulera du 19 au 26 décembre, et la proclamation des résultats interviendra entre le 28 et le 30 décembre 2025. Les éventuels contentieux électoraux devront être réglés au plus tard le 5 janvier 2026, afin de permettre la rentrée inaugurale du Parlement, prévue pour le 19 janvier 2026.
Le président Coulibaly-Kuibiert a insisté sur la rigueur dans la constitution des dossiers de candidature, invitant les postulants à vérifier la conformité des pièces exigées, notamment l’extrait d’acte de naissance, le certificat de nationalité et le casier judiciaire, et à se rapprocher de la CEI en cas de difficulté. « Je ne souhaite pas que la Commission soit un obstacle à votre élection. Ce doit être le peuple qui décide », a-t-il affirmé, rappelant que la CEI privilégie une approche pédagogique et inclusive.
Abordant la question de la représentation des femmes, il a réaffirmé l’application du quota de 30 % de candidatures féminines dans les circonscriptions disposant de plus de deux sièges, aussi bien pour les partis politiques que pour les candidats indépendants. Une disposition qui, selon lui, « vise à renforcer la participation des femmes à la vie publique ».
Le président de la CEI a par ailleurs invité les acteurs politiques à la compréhension du cadre légal des élections afin d’éviter les contestations inutiles : « Quand on comprend, on conteste moins. Quand on ne comprend pas, on conteste plus. » Il a aussi rappelé les leçons tirées des crises électorales passées et insisté sur la nécessité du dialogue et de la transparence pour prévenir tout malentendu.
Au cours de cette rencontre M. Karamoko Touré, représentant de la Caisse de Dépôt et de Consignation, a présenté la plateforme de paiement électronique du cautionnement électoral. « Qui paye mal, ne paye pas », a prévenu le président de la CEI, insistant sur l’importance de suivre la procédure officielle afin d’éviter tout rejet de dossier.
Avec ce lancement du processus, la CEI marque ainsi le top départ des législatives 2025, en réaffirmant son engagement à garantir un scrutin équitable et à préserver la confiance des électeurs.



