Dans une note circulaire datée du 12 janvier, le Secrétaire Général du ministère des Finances, Bidjere Bindjaki, a ordonné la fermeture immédiate de tous les groupes WhatsApp et plateformes de messagerie similaires utilisés à des fins professionnelles. Cette mesure concerne aussi bien les échanges internes que les communications avec des partenaires extérieurs.
Les raisons invoquées : Sécurité et Traçabilité
Le ministère justifie cette décision radicale par la nécessité de protéger l’institution contre plusieurs dérives :
Absence de cadre légal : Ces échanges informels ne reposent sur aucune base réglementaire.
Déficit de sécurité : L’usage de messageries privées compromet la confidentialité des données sensibles et expose l’administration à des risques de cyber-insécurité.
Problème de traçabilité : Contrairement aux canaux officiels, WhatsApp ne permet pas un archivage fiable et structuré des instructions et documents administratifs.
Un coup de frein aux contestations syndicales
Au-delà de l’aspect technique, cette décision semble viser les mouvements de contestation. De nombreux groupes regroupant des agents des douanes, des impôts ou du trésor servaient de plateformes pour dénoncer le népotisme, le clientélisme et le favoritisme dans les nominations. En interdisant ces espaces, le ministère cherche à reprendre le contrôle sur la communication interne et à limiter l’organisation des activités syndicales numériques.
Sanctions et nouvelles directives
La circulaire est formelle : seuls les courriels professionnels font désormais foi.
« Tout échange, instruction ou transmission de document effectué en dehors des adresses électroniques professionnelles sera considéré comme nul et non avenu et n’engagera pas l’administration », a prévenu Bidjere Bindjaki.
Les directeurs généraux et chefs de service sont personnellement chargés de faire appliquer cette directive. Tout contrevenant s’expose à des mesures disciplinaires sévères, conformément à la réglementation en vigueur.



