05142026Headline:

Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra définitivement réélu Président du pays

En Centrafrique, le Conseil constitutionnel a proclamé le lundi 19 janvier 2026 la réélection du président Faustin-Archange Touadéra. Il s’offre donc un troisième mandat à la tête du pays. Le Conseil a même jugé irrecevable sur la forme le recours en annulation déposé par son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé.


En Centrafrique, le président sortant Faustin-Archange Touadéra a obtenu finalement 77,90% des suffrages, contre 76,15% selon les chiffres provisoires de l’Agence nationale des élections (ANE). Avec un peu plus de 100 000 voix supplémentaires, Touadéra dépasse le cap symbolique du million de suffrages obtenus, selon le Conseil constitutionnel. L’instance a aussi revu à la hausse la participation, de 52,42 à 64,42%.

Tous les autres candidats gagnent des voix mais perdent des pourcentages. Le principal rival du président, Anicet-Georges Dologuélé, passe de 14,66 à 13,5% ; Henri-Marie Dondra est relégué en-dessous de la barre des 3% ; et les quatre autres candidats sont crédités de moins de 2%.

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#Urgent : Faustin Archange Touadéra, définitivement déclaré élu par le Conseil constitutionnel. Le score du président sortant est réévalué à 77,90% des voix contre 76,15 proclamé par l’Autorité nationale des élections. pic.twitter.com/JmxIQDjRW8

Il faut noter que le Conseil constitutionnel a aussi décidé de rejeter sur la forme, pour des dépôts de pièces hors délais, les deux recours qui avaient été déposés. Il s’agit de celui d’Anicet-Georges Dologuélé, qui demandait l’annulation pure et simple du scrutin, après avoir dénoncé de multiples irrégularités lors du processus électoral. Ce dernier espérait que le Conseil « prendrait ses responsabilités », accusant l’Autorité nationale des élections d’avoir « triché » et « menti » sur les chiffres. L’autre recours était celui du parti au pouvoir MCU qui visait spécifiquement quatre circonscriptions considérées comme des fiefs de l’opposant.

Sil avait demandé la dissolution de l’ANE, Henri-Marie Dondra a finalement décidé de renoncer à sa saisine, estimant qu’elle n’aboutirait pas.

 

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