La crise éclate au sommet de la beauté camerounaise. Entre accusations d’abandon de poste et réclamations d’arriérés de salaire, la tension est vive entre le Comité d’organisation de Miss Cameroun (COMICA) et la Miss Cameroun 2025, .
Sommation d’huissier, menace de retrait de la couronne et mobilisation des chefs traditionnels Massa, l’affaire prend une tournure institutionnelle et communautaire.
Un conflit contractuel aux versions opposées
Le différend a éclaté publiquement le 18 février dernier, lorsque le COMICA a publié une correspondance envoyée à la reine de beauté le 13 février 2026. Il s’agit, selon l’organisation, d’une « ultime demande d’explication » assortie d’une mise en demeure. En cause, une sommation envoyée le 9 février par Josiane Golonga, réclamant le paiement de deux mois d’arriérés de salaire (décembre 2025 et janvier 2026) ainsi que la restitution de son véhicule de fonction.
le comité lui accorde cinq jours pour se présenter au siège, faute de quoi elle sera considérée comme démissionnaire, avec restitution de ses attributs et confiscation des primes.
Dans sa réponse transmise par voie d’huissier, l’avocat du comité soutient que les salaires étaient disponibles mais n’auraient jamais été retirés par la Miss , l’accusant d’avoir « fondu dans la nature sans crier gare ». Le comité d’organisation de Miss Cameroun reproche également à la lauréate un abandon de fonctions, le refus de participer à certains événements de partenaires majeurs, l’abandon du véhicule « dans un état piteux » et la tentative d’embaucher un manager privé en violation des clauses contractuelles. Plus encore, la Miss aurait exigé que son image ne soit plus utilisée, une demande que le comité rejette, estimant que le contrat en vigueur l’y autorise.
La tension monte, la communauté se mobilise
Alors que le différend s’intensifie, la crise prend une dimension communautaire. Le 4 février, la communauté Massa n’est pas issue la Miss, a saisi le comité pour dénoncer une campagne de dénigrement « d’une extrême virulence » sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Les chefs traditionnels signataires demandent des garanties pour sa sécurité et la protection de son image. De son côté, le comité lui accorde cinq jours pour se présenter au siège, faute de quoi elle sera considérée comme démissionnaire, avec restitution de ses attributs et confiscation des primes. En toile de fond, la possibilité d’un transfert du titre à la première dauphine. Une affaire qui dépasse désormais le simple cadre contractuel.



