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Côte d’Ivoire: Le manque d’eau potable à niakara, persiste depuis près de deux mois

 

À Niakara, chef-lieu de département dans la région du Hambol, l’accès à l’eau potable est devenu un défi quotidien pour les populations. En pleine période conjointe du Ramadan et du Carême, le déficit hydrique accentue les difficultés des fidèles musulmans et chrétiens, contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner.

Depuis plusieurs semaines, la pénurie d’eau perturbe la vie des habitants de Niakara. En cette période de recueillement marquée par le jeûne, les besoins en eau sont accrus pour les ablutions, la préparation des repas et les tâches ménagères, rendant la situation plus éprouvante.

Un quotidien rythmé par la quête d’eau
Dans plusieurs quartiers, les habitants doivent se lever aux premières heures du jour pour espérer remplir quelques bidons. « Nous nous levons parfois à 4 h du matin pour espérer remplir quelques bidons. « Comme l’eau ne coule pas, il faut parcourir de longues distances », confie Aïssata Coulibaly, résidente du quartier Kalêhê-Extension. Au quartier résidentiel, le constat est similaire. « En période de carême, nous multiplions les temps de prières et les activités à l’église. « Le manque d’eau rend les tâches ménagères plus pénibles et crée des tensions dans les familles », déplore Marie-Claire Yao. Cette situation intervient dans un contexte de forte croissance démographique. Selon l’Agence nationale de la statistique (ANStat), la population est passée de 16 812 habitants en 1998 à 78 301 habitants en 2021, d’après le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH). Une augmentation qui met à rude épreuve des infrastructures hydrauliques devenues insuffisantes.

Des mesures palliatives en attendant des solutions durables
Face à la crise, l’Office national de l’eau potable, en collaboration avec les autorités administratives locales, a instauré depuis deux semaines un système de ravitaillement par secteur d’habitation selon un calendrier établi. Cette organisation vise à réguler la distribution disponible, sans pour autant résoudre le problème de fond. Les populations attendent la concrétisation du projet de raccordement de la ville et des villages environnants au barrage hydraulique de Kafiné, accompagné de la construction d’un nouveau château d’eau. Ce projet est présenté comme la principale solution structurelle pour répondre durablement aux besoins croissants.

Depuis deux mois, le déficit hydrique est particulièrement prononcé, une situation aggravée par l’urbanisation accélérée et les effets du réchauffement climatique. En période de Ramadan et de Carême, où les besoins en eau augmentent pour les pratiques religieuses et les usages domestiques, la pénurie se fait davantage ressentir.

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