Deux drones iraniens ont frappé jeudi l’Azerbaïdjan, faisant deux blessés selon Bakou, qui menace Téhéran de “représailles”. Un drone a touché le terminal de l’aéroport de la République autonome de Nakhitchevan, une exclave azerbaïdjanaise située entre l’Iran et l’Arménie.
Deux personnes ont été blessées par deux drones iraniens ayant touché jeudi 5 mars l’exclave azerbaïdjanaise de Nakhitchevan, a indiqué Bakou, qui a convoqué l’ambassadeur d’Iran et affirmé que cette attaque ne resterait pas “sans réponse”.
“Un drone a frappé le terminal de l’aéroport de la République autonome de Nakhitchevan, alors qu’un autre drone est tombé près du bâtiment d’une école dans le village de Chakarabad”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan dans un communiqué. “Nous condamnons fermement ces attaques de drones lancées depuis la République islamique d’Iran, qui ont endommagé le bâtiment de l’aéroport et blessé deux civils.”
L’exclave de Nakhitchevan est frontalière de l’Iran et séparée du reste de l’Azerbaïdjan par l’Arménie.
Une vidéo publiée par l’agence azerbaïdjanaise APA, non vérifiée par l’AFP, montre un drone s’écraser près du bâtiment d’entrée de l’aéroport, provoquant une explosion.
Vers des “représailles” de Bakou
La diplomatie azerbaïdjanaise a précisé avoir convoqué l’ambassadeur d’Iran pour lui exprimer sa “vive protestation” contre l’attaque, qui “va à l’encontre des normes et principes du droit international et contribue à l’escalade des tensions dans la région”.
“L’Azerbaïdjan se réserve le droit de répondre par des mesures appropriées”, a-t-elle dit.
Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a de son côté indiqué que Bakou “prépare les représailles nécessaires pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays, afin d’assurer la sécurité des civils et des infrastructures civiles”, ajoutant que “ces actes belliqueux ne resteront pas sans réponse”.
Téhéran exprime depuis longtemps son inquiétude à l’idée qu’Israël, proche allié de l’Azerbaïdjan et important fournisseur d’armes, utilise le territoire de cette ancienne république soviétique du Caucase située au nord-ouest de l’Iran pour lancer des attaques contre son territoire.
En juin dernier, Bakou avait affirmé qu’il ne permettrait “jamais” que son territoire soit utilisé pour lancer des attaques contre l’Iran, alors cible d’une vaste offensive d’Israël.



