Un climat d’insécurité grandiose s’installe à Yamoussoukro, où un commando de malfaiteurs armés de machettes est la terreur depuis plusieurs semaines. Ces individus, opérant aussi bien de jour que de nuit, multiplient les agressions dans différents quartiers de la capitale politique, laissant derrière eux des victimes traumatisées et démunies.
Les populations, longtemps habituées à la quiétude de la ville de Yamoussoukro , découvrent avec inquiétude une nouvelle forme de criminalité particulièrement violente. Les témoignages recueillis auprès des victimes font état de scènes brutales, souvent perpétrées avec une rapidité déconcertante.
La mésaventure de Moïse Kouakou
Le 17 mars 2026, Moïse Kouakou, employé dans une usine de transformation de noix de cajou située dans la zone industrielle d’Apkéssékro, a vécu une expérience traumatisante. Aux environs de 5h30 du matin, alors qu’il se rendait à pied au carrefour dit « Carrefour mouton » pour rejoindre son transport professionnel, il est tombé nez-à-nez avec trois individus à moto. L’attaque s’est déroulée non loin du lac, à proximité de la grande mosquée du quartier Dioulabougou.
Sous la menace de machettes, les assaillants lui ont intimé l’ordre de remettre tous ses effets personnels. Terrorisé, Moïse n’a opposé aucune résistance. Téléphones portables, argent liquide, sac contenant des documents administratifs : tout a été emporté par les malfaiteurs, qui ont ensuite disparu dans la nature. Encore sous le choc, la victime peine à se remettre de cette agression qui aurait pu tourner au drame.
Deux des agresseurs brandissaient des machettes, tandis que le troisième s’est emparé d’un gros caillou pour asséner un violent coup d’État à la tête de la victime.
Quelques jours plus tard, le 25 mars 2026, c’est Sylvain Konan, commerçant résidant au quartier Assabou, qui a été pris pour cible. Alors qu’il discutait tranquillement au téléphone sur un trottoir, trois individus à moto ont surgi. L’un d’eux a tenté d’arracher son téléphone, avant que la situation ne dégénère. Deux des agresseurs brandissaient des machettes, tandis que le troisième s’est emparé d’un gros caillou pour asséner un violent coup d’État à la tête de la victime.
Sonné et incapable de se défendre, le commerçant a été dépouillé de ses biens sous les yeux impuissants des passants. Les agresseurs ont ensuite pris la fuite, laissant leur victime blessée et profondément choquée.
K. Marie victime des malfaiteurs
Les attaques ne se limitent pas aux travailleurs matinaux ou aux commerçants. Le 12 mars 2026, une jeune femme identifiée sous les initiales K. Marie a également été victime de ces malfaiteurs au quartier Assabou. Alors qu’elle attendait un taxi en bordure de route pour une sortie nocturne, deux individus à moto se sont arrêtés à sa hauteur. Pensant avoir affaire à de simples importuns, elle n’a pas immédiatement perçu le danger.
Profitant de son inattention, l’un des individus a arraché son sac à main avant que son complice ne redémarre brusquement la moto. En quelques secondes, les voleurs avaient disparu, laissant la jeune femme sous le choc, incapable de réagir.
Cette série d’agressions alimente un sentiment de peur généralisé au sein de la population, qui appelle les autorités à renforcer la sécurité
Face à la recrudescence de ces attaques, aucun quartier ne semble épargné. Cette série d’agressions alimente un sentiment de peur généralisé au sein de la population, qui appelle les autorités à renforcer la sécurité.
Les habitants de Yamoussoukro espèrent des mesures urgentes pour mettre fin à cette vague de violence et restaurer la tranquillité dans une ville autrefois réputée paisible. En attendant, la prudence est de mise, chacun redoutant de croiser la route de ces malfaiteurs sans foi ni loi.



