Angeline N’Guessan, membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), a réagi mardi 5 mai 2026 à la création d’un courant interne annoncée par Valérie Yapo, appelant au respect des instances et à la discipline au sein du parti.
La veille, à Abidjan, Valérie Yapo avait officialisé la création du mouvement « Héritiers pour la Démocratie et la Légalité » (HDL PDCI-RDA), présenté comme une initiative visant à restaurer la démocratie interne et renforcer la crédibilité du parti.
Dans une tribune, Angeline N’Guessan a rejeté les critiques formulées par l’ancienne déléguée d’Akoupé, qui évoquait un parti « fragilisé » et en « crise de leadership ». Selon elle, le PDCI-RDA traverse plutôt une phase de restructuration et de consolidation sous la direction de Tidjane Thiam.
Pour elle donc, le diagnostic dont a faut cas, l’ancienne déléguée départementale du parti à Akoupé, ne reflète pas la réalité actuelle du parti. « Le parti avance, organise ses bases, renforce sa présence et prépare sereinement l’avenir. Où est donc cette « dégradation continue » ? Il y a des débats normaux dans toute grande famille politique. Les transformer en « crise profonde » relève plus de l’interprétation personnelle que de la réalité du terrain », a-t-elle argué.
Des reproches sur l’indiscipline
La membre de l’Union des femmes du PDCI-RDA accuse plutôt Valerie Yapo d’être responsable d’actes répétés d’indiscipline. Elle cite notamment son refus de comparaître devant le Conseil de discipline, sa non-participation aux réunions statutaires, ainsi que prises de position publiques critiques envers la direction. « Le PDCI-RDA a toujours privilégié le dialogue interne et la concertation, loin des confrontations publiques et judiciaires », a-t-elle rappelé, déplorant une stratégie de communication jugée contre-productive.
Comment se réclamer d’un courant interne tout en rejetant le leadership en place ?
Concernant la création du courant HDL, Angeline N’Guessan s’est interrogé sur la légitimité de cette initiative. Selon elle, les statuts du parti ne prévoient pas l’existence de courants internes. Pour elle la création de ce courant ressemble plutôt à une nouvelle trouvaille « pour exposer le parti aux yeux de l’opinion » qu’à une « initiative de redressement ». « Comment se réclamer d’un courant interne tout en rejetant le leadership en place ? », s’est-elle interrogée.
Un timing qui suscite des interrogations
La sortie de Valérie Yapo intervient dans un contexte particulier, marqué par les activités de restructuration du parti et les célébrations de son 80ᵉ anniversaire. Pour Angeline N’Guessan, cette coïncidence soulève des questions sur les motivations réelles de cette initiative. Elle estime que de telles actions pourraient semer le doute au sein de la base militante à un moment jugé stratégique.
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Angeline N’Guessan a invité les militants à privilégier l’unité, la discipline et le travail de terrain. Elle a insisté sur la nécessité de préserver l’héritage du parti à travers le respect de ses textes et de ses valeurs. « Le PDCI-RDA avance avec sérénité et détermination », a-t-elle affirmé, appelant à un règlement des différends dans le cadre des instances internes.



