Le feuilleton judiciaire autour du général Fannie Masemola, chef de la police sud-africaine suspendu de ses fonctions, prend une nouvelle tournure. Alors que l’affaire devait avancer, le tribunal de Pretoria a finalement décidé de renvoyer l’audience à une date ultérieure, afin de permettre la poursuite des investigations.
Au cœur du dossier, une passation de marché public estimée à près de 228 millions de rands. Le contrat, attribué à la société Medicare 24, est lié à Vusimuzi Matlala, présenté par les enquêteurs comme un acteur central présumé d’un réseau criminel organisé. Ainsi, Masemola se retrouve confronté à quatre chefs d’accusation pour violation de la loi sur la gestion des finances publiques (PMFA). Quant aux autres coaccusés ,au moins seize personnes, ils sont poursuivis pour corruption, fraude et blanchiment d’argent.
Lors de l’audience, la Direction des enquêtes anticorruption a précisé que les échanges avec Matlala sont désormais clos. Toutefois, de nouveaux éléments issus de ces consultations ont élargi le champ de l’enquête, impliquant de nouveaux suspects. Par conséquent, l’État prévoit de transmettre l’ensemble du dossier aux accusés d’ici le 26 juin 2026, avec une possible modification de l’acte d’accusation pour intégrer ces nouvelles conclusions.
Du côté de la défense, Matlala restera détenu au centre correctionnel de Kgosi Mampuru, afin de faciliter les consultations et finaliser la procédure. En définitive, l’affaire a été renvoyée, confirmant que le dossier est loin d’avoir livré tous ses secrets.



