Les États-Unis durcissent une nouvelle fois leur politique migratoire. Après avoir imposé ces dernières années des restrictions pour des motifs diplomatiques, Washington cible désormais la santé publique.
L’administration américaine vient d’annoncer de nouvelles limitations de voyage visant la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et l’Ouganda, en raison de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans ces pays.
Concrètement, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et le Département de la sécurité intérieure (DHS) ont indiqué que des contrôles supplémentaires seront appliqués à toute personne non détentrice d’un passeport américain ayant séjourné dans l’un des trois États concernés. Ainsi, le 18 mai 2026, un dispositif renforcé de dépistage et de restrictions d’entrée a été mis en œuvre, accompagné de mesures sanitaires destinées à empêcher l’introduction du virus sur le sol américain.
Cette décision s’inscrit dans une logique de prévention. Selon les autorités, il s’agit de mesures proactives visant à protéger la population américaine face à une maladie pour laquelle, rappelons le, aucun traitement curatif n’existe à ce jour. Dès lors, Washington entend montrer sa fermeté et sa vigilance, tout en soulignant que la menace sanitaire internationale exige une réponse rapide et coordonnée.



