Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a évoqué le financement du PND 2026-2030 au cours d’une conférence de presse tenue le vendredi 22 mai 2026 à l’immeuble Siam, au Plateau.
Après son adoption à l’Assemblée nationale et au Sénat, le Plan national de développement (PND 2026-2030) a été présenté à la presse ce vendredi 22 mai 2026 à Abidjan.
Quelques informations sur le PND (2026-2030)
Évalué à 114 832,5 milliards de FCFA, il s’agit d’un programme ambitieux articulé autour de six (6) piliers fondamentaux visant à poursuivre la transformation structurelle de l’économie ivoirienne.
Selon le ministre du Plan et du Développement, ce nouveau PND « reflète les priorités nationales ».
Son financement repose essentiellement sur une contribution majoritaire du secteur privé à hauteur de 70,2 %, contre 29,8 % pour le secteur public et les prélèvements.
Concernant la pression fiscale, qui passera de 15,4 % du PIB en 2026 à 18,0 % du PIB en 2030, un journaliste présent à cette conférence, a exprimé des inquiétudes quant à une probable augmentation des impôts déjà existants ou à l’instauration de nouvelles taxes sur certains secteurs d’activité afin d’atteindre les objectifs fixés.
En réponse, Souleymane Diarrassouba a tenu à rassurer l’ensemble des contribuables. « Lorsqu’on décide d’améliorer le niveau des ressources domestiques, on ne peut pas faire payer doublement ceux qui payaient déjà des impôts », a-t-il déclaré.
Élargir l’assiette fiscale
Selon le ministre du Plan et du Développement, il s’agirait plutôt, dans ce cas de figure, d’élargir l’assiette fiscale et de renforcer le civisme fiscal des opérateurs économiques (PME, TPE et toutes les populations vivantes en Côte d’Ivoire). Décriant une économie nationale composée à 90 % du secteur informel, le ministre a indiqué que la formalisation devrait permettre de relever ce défi.
En d’autres termes, si auparavant, sur dix (10) entités ou personnes, seules deux (2) payaient des impôts, le défi sera de faire en sorte que les huit (8) autres, encore dans l’informel, parviennent à se formaliser afin de s’acquitter de leurs impôts. Les recettes supplémentaires ainsi générées, ajoutées à celles déjà perçues, permettraient d’atteindre les objectifs fixés.
C’est dans cette optique que le ministre a indiqué que « l’effort fiscal doit être partagé par tous ».
Pour y parvenir, l’État, à travers ses différents démembrements, entend travailler à la dynamisation et à la digitalisation des processus de perception et de collecte des impôts, aussi bien au niveau de l’administration fiscale que de l’ensemble de l’administration publique.



