En Côte d’Ivoire, un fait inhabituel a suscité de vives réactions dans la salle d’audience du Pôle pénal économique et financier (PPEF), ce vendredi 22 mai 2026. En cause : la comparution de deux jeunes garçons âgés de seulement 16 ans, selon les déclarations qu’ils ont faites devant le juge.
Il s’agit des nommés Linga Y. et Ruffin E., tous deux de nationalité togolaise. Les deux prévenus sont placés sous mandat de dépôt depuis le 9 janvier 2026. Ils sont poursuivis pour exploitation de substances minérales sans titre minier, prospection, recherche, exploitation et commercialisation illégales de pierres et métaux précieux, pollution d’éléments nécessaires à la vie ou à la santé des populations, ainsi qu’accès frauduleux à une forêt classée.
À la barre, les deux adolescents ont affirmé que leurs parents respectifs sont toujours en vie et résident actuellement au Togo. Ils ont également indiqué que leurs familles ne sont nullement informées de leur incarcération en Côte d’Ivoire.
Selon leurs déclarations, ils seraient arrivés sur le territoire ivoirien par l’intermédiaire d’un parent dont ils disent être aujourd’hui sans nouvelles. Les deux mineurs ont par ailleurs soutenu n’avoir aucun proche en Côte d’Ivoire. C’est séance tenante qu’ils ont communiqué au juge les numéros de téléphone de leurs parents.
Face à cette situation particulière, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au 5 juin prochain afin de procéder à certaines vérifications complémentaires, notamment sur l’identité et l’âge exact des prévenus, ainsi que sur leur situation familiale.



