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Sénégal: PASTEF a officiellement posé ses conditions pour participer au nouveau gouvernement

Alors que le Sénégal traverse une recomposition institutionnelle avec la nomination d’un nouveau Premier ministre et l’élection d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, le PASTEF conditionne sa participation gouvernementale à des engagements programmatiques précis.

Le Comité exécutif (COMEX) du PASTEF les patriotes a publié mardi 26 mai 2026 un communiqué dans lequel il confirme que certains de ses membres ont été contactés par les services de la Présidence de la République en vue de consultations pour la formation du gouvernement du nouveau Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, nommé lundi soir en remplacement d’Ousmane Sonko.

Le parti réitère sa disponibilité à accompagner le Président de la République « dans le cadre d’une collaboration franche et responsable », tout en posant une série de conditions programmatiques : fidélité au programme ayant conduit le parti au pouvoir en 2024, clarification de la gestion de la dette souveraine, blocage des mesures de hausse du coût de la vie, poursuite des renégociations des contrats stratégiques, lutte contre la corruption et contrôle des fonds opaques, gestion des affaires judiciaires, ainsi que structure et répartition des portefeuilles ministériels.

Le COMEX précise que ces discussions devront se tenir avec « le cadre institutionnel habilité du parti » et non individuellement avec des militants. Tout membre qui se rendrait à ces consultations à titre personnel « aura agi à titre personnel », avertit le communiqué parvenu à APA.

Cette prise de position intervient au lendemain de la nomination d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo comme Premier ministre. Ancien ministre d’État chargé du suivi de l’Agenda Sénégal 2050 et ex-cadre de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le nouveau chef du gouvernement a affirmé que sa nomination ne constituait « point un changement de cap » mais « un changement de méthode », réaffirmant l’alignement de toutes les politiques publiques sur l’Agenda Sénégal 2050.

Le lendemain, Ousmane Sonko, réintégré comme député en séance plénière, a été élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 votants, après la démission du président sortant Malick Ndiaye. Dans son discours d’investiture, il a annoncé que le Parlement exercerait pleinement ses prérogatives constitutionnelles, notamment le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques.

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