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L’enquête internationale menée par Interpol et les autorités ouest-africaines a révélé un vaste réseau de trafic de voitures de luxe volées en Europe

L’affaire du trafic international de voitures de luxe volées en Europe continue de faire grand bruit en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine. Alors que les enquêtes se prolongent, de nouvelles révélations viennent mettre en lumière l’existence présumée d’un vaste réseau criminel opérant entre l’Europe, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et le Nigeria.

Selon des sources sécuritaires proches du dossier, les enquêteurs sont actuellement en train de remonter toutes les ramifications de ce trafic qui auraient permis l’acheminement de nombreux véhicules de luxe volés vers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Des véhicules immatriculés en Côte d’Ivoire auraient notamment été retrouvés au Bénin et au Togo , renforçant les soupçons d’un système de fraude transfrontalière bien organisé.

Des irrégularités administratives ont été constatées par les services de sécurité
D’après les premières enquêtes, les voitures volées en Europe arrivaient d’abord en Côte d’Ivoire où elles étaient immatriculées avant d’être redistribuées vers d’autres destinations de la sous-région. Toutefois, plusieurs irrégularités administratives ont été constatées par les services de sécurité.

« Les voitures volées, une fois en Côte d’Ivoire, sont immatriculées. Mais après, pour traverser la frontière, il faut une autorisation et une procuration du propriétaire. Mais ce n’est pas le cas », confient des sources sécuritaires. Ces mêmes sources indiquent que des documents administratifs auraient été falsifiés afin de permettre la sortie frauduleuse des véhicules du territoire ivoirien.

Le réseau peut être utilisé pour un trafic plus grand, notamment un trafic d’armes ou même des criminels transfrontaliers
Face à l’ampleur de cette affaire, les enquêteurs redoutent désormais que ce réseau ne soit impliqué dans d’autres activités criminelles plus graves. Les pistes explorées dépassent désormais le simple cadre du trafic automobile.

« Le réseau peut être utilisé pour un trafic plus grand, notamment un trafic d’armes ou même des criminels transfrontaliers », alertent des sources proches des enquêtes. Une hypothèse qui pousse les autorités judiciaires et sécuritaires à élargir le champ des enquêtes afin d’identifier l’ensemble des acteurs impliqués.

Amada aux mains des autorités judiciaires ivoiriennes
Au cœur de cette affaire se trouve MY, surnommé « Amada », présenté par les enquêteurs comme l’un des principaux suspects. Depuis le mercredi 4 mars 2026, ce dernier est aux mains des autorités judiciaires ivoiriennes. Il est accusé d’être la tête de proue d’un réseau spécialisé dans le trafic de véhicules de luxe volés entre l’Europe, le Bénin, le Togo et le Nigeria, notamment dans la ville de Lagos.

Selon des sources sécuritaires, le suspect aurait réussi pendant plusieurs années à faire entrer ces véhicules dans différents pays de la sous-région avant leur introduction en Côte d’Ivoire. Les enquêteurs soupçonnent également une fraude au niveau de la frontière de Noé, qui aurait servi de point de passage pour certains véhicules.

Un établissement de micro-finance ferait actuellement l’objet d’une surveillance particulière de la part des enquêteurs.
Dans le cadre des investigations, les autorités s’intéressent également à un établissement de micro-finance qui aurait financé certaines opérations du principal suspect. Cette structure financière ferait actuellement l’objet d’une surveillance particulière de la part des enquêteurs.

Par ailleurs, l’affaire prend une autre tournure avec l’apparition de nouvelles plaintes visant MY dit Amada dans une présumée affaire de vente frauduleuse de terrains. Selon plusieurs témoignages recueillis par les enquêteurs, certaines victimes auraient été escroquées à la fois dans l’acquisition de véhicules et dans des transactions foncières.

Un important opérateur économico-libanais figurerait parmi les plaignants
Un important opérateur économico-libanais figurerait parmi les plaignants. Il affirme avoir acquis auprès du mis en cause un terrain de 35 hectares situé à Cocody-Angré-Palmeraie pour un montant évalué à 200 millions de FCFA.

Les enquêteurs ont également identifié à Grand-Bassam, sur l’ancienne route, une résidence luxueuse assimilée à un véritable complexe résidentiel, susceptible d’être liée aux activités du réseau.

Pendant ce temps, les ramifications internationales du dossier continuent de se préciser. Selon des sources judiciaires, une commission rogatoire mise en place par les autorités béninoises devrait prochainement arriver en Côte d’Ivoire afin de poursuivre les enquêtes visant MY dit Amada.

Le principal concerné rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés
Malgré la gravité des accusations, le principal concerné rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Dans un document transmis le lundi 13 avril 2026, son avocat, Maître Moïse Gourihi Titiro, a déclaré des allégations qu’il qualifie de mensongères et d’attentats à l’honneur de son client.

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L’avocat conteste notamment la présentation de MY dit Amada comme le cerveau présume d’un réseau criminel international opérant entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Une bataille judiciaire qui ne fait visiblement que commencer dans une affaire aux multiples ramifications.

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