Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mai 2026, une nouvelle opération menée par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a permis le démantèlement de plusieurs sites clandestins spécialisés dans cette activité interdite.
Selon les informations relayées par l’Agence Ivoirienne de Presse, l’intervention a également conduit à la saisie de près d’un millier de bouteilles de gaz ainsi que de nombreux équipements utilisés dans le cadre de ce trafic.
Une nouvelle opération contre les réseaux clandestins
Cette opération a été conduite par la Direction générale des hydrocarbures (DGH), en collaboration avec le corps préfectoral et les forces de défense et de sécurité. Elle intervient seulement quelques jours après une importante saisie réalisée dans la commune de Port-Bouët, au sud d’Abidjan. Selon les autorités, les sites démantelés servaient notamment au transvasement du gaz butane domestique destiné aux ménages vers des installations alimentant certains taxis communaux . Cette pratique, strictement interdite par la réglementation en vigueur, constitue une source importante de fraude et représente également un danger pour les populations. Les agents déployés sur le terrain ont saisi des bouteilles de gaz, des machines de remplissage ainsi que divers matériels utilisés dans le cadre de cette activité clandestine. Les enquêtes devraient se poursuivre afin d’identifier les différents acteurs impliqués dans ce réseau.
Les opérations menées à travers le pays ont déjà permis la saisie de dizaines de milliers de bouteilles de gaz, le démantèlement de nombreux sites clandestins et l’interpellation de plusieurs personnes appelées à répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Les autorités rappellent que le gaz butane subventionné est destiné à un usage domestique. Son utilisation comme carburant pour des véhicules constitue non seulement une infraction à la réglementation, mais expose également les usagers à des risques majeurs. Les manipulations artisanales effectuées lors du transvasement peuvent provoquer des explosions, des incendies ou encore des fuites de gaz susceptibles de mettre en danger les populations vivant à proximité de ces installations illégales. Plusieurs campagnes de sensibilisation ont d’ailleurs été menées ces dernières années pour alerter sur les conséquences de cette pratique. La lutte engagée contre ce phénomène dure depuis plus de trois ans. Selon le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, les opérations effectuées à travers le pays ont déjà permis la saisie de dizaines de milliers de bouteilles de gaz, le démantèlement de nombreux sites clandestins et l’interpellation de plusieurs personnes appelées à répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Des opérations similaires ont notamment été enregistrées à Abidjan, Port-Bouët, San Pedro, Soubré, Lakota, Divo, Abengourou, Akoupé, Gagnoa, Aboisso, Yamoussoukro et Daloa. Face à la persistance du phénomène, les autorités entendent renforcer les contrôles et perdurent leur stratégie de répression contre les réseaux de fraude. Elles invitent également les populations à contribuer à cette lutte en signalant toute activité suspecte liée au transfert illégal ou à l’usage frauduleux du gaz butane via le numéro vert 1699. L’objectif est de protéger les consommateurs, de préserver les subventions destinées aux ménages et de réduire les risques liés à cette activité clandestine.



