L’affaire ”Trafic de voitures de luxe volées en Europe” pourrait éclabousser Kémi Seba, l’activiste et panafricaniste béninois arrêté et détenu depuis mi-avril 2026 à Pretoria en Afrique du Sud.
L’affaire ”Trafic international de voitures de luxe volées en Europe” continue de mobiliser l’attention des services de sécurité de la Côte d’Ivoire. Selon des informations de sources sécuritaires, des individus présentés comme proches de l’activiste béninois Kémi Seba seraient cités dans une enquête portant sur un réseau de revente de véhicules signalés volés sur le continent européen et retrouvés en Afrique de l’Ouest.
Des véhicules volés en Belgique localisés au Burkina Faso
D’après ces sources, l’un des proches collaborateurs de MY, plus connu sous le surnom d’« Amada », considéré comme le principal mis en cause dans cette affaire, aurait récemment été interpellé alors qu’il était en possession de deux véhicules de marque Mazda CX-9. Ces véhicules auraient fait l’objet d’un signalement par Interpol Belgique en février 2026 dans le cadre d’enquêtes liées à un trafic international de voitures de luxe.
Les mêmes sources indiquent que l’enquête s’intéresse également à plusieurs opérations antérieures. En 2025, une Mazda CX-6 aurait été importée par MY dit Amada avant d’être vendue à une agente des Douanes ivoiriennes affectées au bureau 9. Après des vérifications effectuées par Interpol, le véhicule aurait finalement été identifié comme faisant partie du réseau de voitures recherchées et aurait été saisi par les autorités compétentes.
MY dit Amada entretiendrait des liens étroits avec l’activiste panafricaniste béninois Kémi Seba
Au-delà des véhicules eux-mêmes, les enquêtes porteraient également sur les relations entretenues entre les différents acteurs présumés du dossier. Selon les informations disponibles, MY dit Amada entretiendrait des liens étroits avec l’activiste panafricaniste béninois Kémi Seba. Les enquêteurs étaient notamment à déterminer la nature exacte de ces relations et leur éventuel impact dans les activités faisant l’objet des enquêtes.
Les sources sécuritaires affirment par ailleurs que deux ressortissants béninois également soupçonnés d’être impliqués dans le trafic auraient été hébergés en Côte d’Ivoire avant de rejoindre le Burkina Faso, présentées comme la destination finale de plusieurs véhicules concernés par l’enquête. Des véhicules signalés auraient ainsi été localisés sur le territoire burkinabè, ce qui confère à l’affaire une dimension régionale impliquant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Surveillance renforcée autour des personnes citées dans cette affaire
L’évolution du dossier conduit les services concernés à renforcer leur surveillance autour des personnes citées dans cette affaire. « Entre les vols de voitures, les trafics, les ventes de terrains et la proximité avec certains activistes aux intentions que nous surveillons, beaucoup de choses méritent d’être examinées », a confié sous couvert d’anonymat une source proche du dossier.
Selon ces mêmes sources, MY dit Amada, actuellement détenu dans le cadre de procédures judiciaires distinctes, ferait l’objet d’une attention particulière concernant ses contacts et ses visiteurs. L’une des dernières personnes à lui avoir rendu visite en prison serait, selon ces informations, une directrice commerciale d’une chaîne de télévision privée ivoirienne.
À ce stade, aucune décision de justice définitive n’a été rendue concernant les différentes personnes citées dans cette affaire. Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun et de vérifier les différentes allégations portées à la connaissance des autorités. Les résultats des enquêtes en cours devraient permettre d’apporter davantage d’éclaircissements sur les ramifications réelles de ce réseau de trafic international de véhicules de luxe.




