Le Gabon et la Chine renforcent leur coopération dans les infrastructures, l’énergie et les nouvelles technologies, à travers une série d’accords signés jeudi à Shanghai, sous la présidence du chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, en visite d’État en République populaire de Chine.
Selon un communiqué de la présidence gabonaise, ces engagements concernent notamment la sécurité publique, l’enseignement supérieur, l’intelligence artificielle, la production énergétique et les infrastructures liées au développement du projet minier de Belinga.
Dans le secteur du numérique, trois protocoles d’accord ont été conclus avec le groupe chinois Huawei. Ils portent sur l’utilisation des technologies intelligentes dans la sécurité publique, la modernisation numérique des universités publiques et l’équipement de l’Université Brice Clotaire Oligui Nguema en matériels pédagogiques dédiés à l’intelligence artificielle.
Sur le plan énergétique, une lettre d’intention a été signée entre l’État gabonais, Eramet Comilog et Sinohydro, filiale de PowerChina, en vue d’étudier les possibilités d’approvisionnement électrique de la future usine d’alliages de manganèse envisagée dans la région de Libreville. Le site hydroélectrique de Ngoulmendjim figure parmi les options à l’étude.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de l’accord conclu le 20 juillet 2026 entre l’État gabonais, Eramet et Eramet Comilog, visant à renforcer la transformation locale du manganèse et à accroître la valeur ajoutée nationale.
La coopération porte également sur le projet minier intégré de Belinga, avec de nouveaux engagements concernant les infrastructures ferroviaires, la fabrication de wagons et les installations énergétiques nécessaires à l’exploitation du gisement de fer.
Ces accords complètent la convention signée le 23 avril 2026 avec Africa Global Logistics (AGL) pour la réalisation du port en eau profonde de Kobe-Kobe, destiné notamment à faciliter l’évacuation et l’exportation des productions minières.
À travers ces différents partenariats, Libreville entend accélérer le développement de ses capacités industrielles, moderniser ses infrastructures stratégiques et favoriser le transfert de technologies et la création d’emplois.
Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie de diversification de l’économie gabonaise, qui mise davantage sur la transformation locale des ressources naturelles, notamment le manganèse, afin de réduire sa dépendance à l’exportation des matières premières brutes.
La concrétisation de ces engagements constituera toutefois un enjeu majeur pour convertir les accords annoncés en investissements effectifs et en retombées économiques et sociales pour le pays.



