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Algérie: le gouvernement accélère la mobilisation du foncier économique

Recensement du foncier industriel, financement des projets innovants issus des universités, adaptation climatique et infrastructures sportives : le gouvernement algérien entend lever plusieurs contraintes structurelles pour stimuler l’investissement et diversifier l’économie nationale.

Réuni jeudi sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, le gouvernement algérien a examiné l’état d’avancement du recensement du foncier économique, conformément aux orientations du président de la République.

Cette opération vise à établir une cartographie précise des terrains destinés à l’investissement industriel et économique, tout en accélérant la numérisation des procédures et leur centralisation au niveau du Guichet unique. Le dossier s’inscrit dans le prolongement des décisions prises lors des réunions du Conseil interministériel des 10 et 13 septembre, organisées avec les walis.

L’objectif est de mieux identifier les disponibilités foncières, mais également de distinguer les nouveaux projets d’investissement des opérations d’extension. Selon le communiqué gouvernemental, cette démarche doit permettre d’accompagner plus efficacement les opérateurs économiques et de lever les obstacles administratifs auxquels ils sont confrontés.

Au-delà de l’inventaire, l’enjeu est celui de la fluidité de l’investissement. La disponibilité du foncier constitue en effet une condition déterminante pour concrétiser les projets industriels, attirer les capitaux et renforcer les capacités productives. La question demeure toutefois celle de la traduction opérationnelle de ce recensement : la connaissance des disponibilités foncières devra s’accompagner de procédures d’attribution plus rapides et d’une meilleure visibilité pour les investisseurs.

Autre dossier examiné par l’Exécutif, le financement de l’innovation universitaire. Le gouvernement s’est penché sur les mécanismes destinés à accompagner les étudiants, les diplômés et les doctorants porteurs de projets susceptibles d’être industrialisés et commercialisés.

Près de 1 000 projets innovants auraient déjà bénéficié d’un financement dans le cadre de cet écosystème. Cette orientation traduit une volonté de faire évoluer le rôle de l’université, en dépassant sa fonction traditionnelle de formation pour en faire un acteur de la création de valeur et de la diversification économique. Le véritable défi reste néanmoins celui du passage de la recherche au marché : transformer les prototypes en produits, les idées en entreprises viables et les innovations en activités génératrices d’emplois.

La réunion a également été consacrée à la présentation du Plan national d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2035. Prolongeant la Contribution déterminée au niveau national soumise aux Nations unies en juin, ce document fixe les priorités destinées à renforcer la résilience du pays face aux effets du changement climatique.

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