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Le Sénat de Côte d’Ivoire a approuvé à l’unanimité deux projets de loi stratégiques

Depuis Yamoussoukro, le MCIA a opéré « un pas de géant ». Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA), Ibrahim Kalil Konaté, a présenté deux projets de loi à la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) du Sénat. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’accueil a été des plus favorables, puisque les sénateurs présents ont donné leur approbation à l’unanimité.

Le premier texte actualise la loi de 2014 en harmonisant la définition des PME, en reconnaissant les ETI et le statut de l’entreprenant. La réforme prévoit la création d’un fonds de soutien au financement des PME et d’un observatoire pour suivre l’application des politiques publiques. Le second texte ratifie l’ordonnance de 2025 modifiant le Guichet unique pour renforcer la coordination et regrouper les missions d’accompagnement. Sur les 87 361 PME que compte la Côte d’Ivoire, seules 55 000 sont actives. La réforme veut favoriser leur formalisation et leur accès aux services de l’État.

L’adhésion unanime à l’hémicycle de Yamoussoukro
Face aux parlementaires, le membre du gouvernement a défendu bec et ongles sa vision pour le secteur privé. L’ensemble des sénateurs présents a validé les textes. Une manière de consacrer l’adhésion de la chambre haute aux réformes proposées pour améliorer l’environnement des affaires dans le pays. Le premier projet de loi s’attaque à l’orientation de la politique nationale de promotion et de développement des PME et des ETI. Il s’agit ni plus ni moins d’actualiser le cadre législatif datant de 2014.

Nous venons de faire un pas de géant en direction des PME
La réforme prévoit une harmonisation de la définition des PME, la reconnaissance officielle des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et la prise en compte du statut de l’entreprenant. Il acte la création d’un fonds de soutien destiné au financement du développement des PME, ainsi que la mise en place d’un observatoire. Ce dernier aura pour mission de suivre l’application des mesures publiques et d’améliorer continuellement les services d’accompagnement technique et financier. Un dispositif complet pour répondre aux attentes d’un secteur en quête de repères.

Le GUDE-PME sous le scalpel de la rationalisation
Le second texte concerne la ratification de l’ordonnance n°2025-853 du 12 novembre 2025. Cette dernière modifie l’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Guichet unique de développement des petites et moyennes entreprises de Côte d’Ivoire (GUDE-PME). L’exécutif veut rationaliser le fonctionnement de cette structure. Comment ? En renforçant la coordination de ses différentes entités et en regroupant les missions d’accompagnement technique et financier dans un dispositif institutionnel plus intégré. Fini les doublons, place à l’efficacité.

« Un pas de géant » face à la réalité des chiffres
Face aux sénateurs, Ibrahim Kalil Konaté a tenu à marquer les esprits. « Nous venons de faire un pas de géant en direction des PME », a-t-il déclaré, visiblement satisfait de l’aboutissement de ce processus législatif. Pour appuyer son propos, le ministre a dégainé des chiffres éloquents. La Côte d’Ivoire compte 87 361 PME, mais seulement 55 000 sont réellement actives. Un écart considérable qui justifie, selon lui, une refonte en profondeur.

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L’ambition du gouvernement est d’élargir l’accès des entreprises aux services de l’État, renforcer leurs compétences managériales et favoriser leur formalisation. L’adoption de ces deux textes constitue une avancée significative dans la mise en œuvre de la politique nationale de soutien au secteur privé. Le ministre a d’ailleurs salué l’engagement des sénateurs, dont le vote unanime vient de donner un nouveau souffle à des milliers d’entrepreneurs ivoiriens.

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