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Côte d’Ivoire: De l’injustice, on casse pour certains et on laisse pour d’autres surtout lorsque ceux-ci sont connu du parti au pourvoir

 

 

Mardi 14 Février 2017 – A vrai dire on ne comprenait pas trop mais ce mardi matin nous pensons mieux comprendre.

Lundi soir nous assistions à une intervention de la Brigade Urbaine de la Salubrité (BSU) au Plateau qui, à coups de rangers dans des installations de fortune en bois, nettoyait un pan d’une zone de commerces anarchiques.

L’intervention serait apparue salutaire si, quelques mètres plus loin, les autres d’entre elles qui dorment la nuit dehors, avaient connu le même sort. Étrangement épargnées, elles sèment depuis lors la discorde auprès de ceux qui, délogés la veille, tentent de comprendre.

Certains d’entre eux affirment ouvertement qu’il s’agit tout simplement d’une préférence ethnique et politique arguant que les commerçants tolérés jouiraient de passivité par le fait d’avoir fait campagne pour le camp au pouvoir.

D’autres, toujours selon les dénonciations d’injustice, évoquent les cas de groupes de commerçantes ostensiblement pro-Ouattara, jadis installées en face la chambre de commerce, à qui le “système” aurait de fait permis l’installation dans une nouvelle zone qui jonche la Mosquée.

Au delà du phénomène d’une économie informelle aussi grandissante qu’inquiétante pour la création d’un Etat juste socialement et transparent financièrement, une petite approche mardi matin sera l’occasion d’un constat qui pourrait bien, et ce hélas, aller dans le sens des arguments des déçus.

Amy Touré, Abidjan

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